‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 138 sur 308 · HUE · texte numérisé non relu

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deuxmille quatre cents livres ; mais, par Le fait — et la chose est à retenir — le nouvel établissementsera désormais considéré comme de fondation royale. Il s’appellera le collège des Humanités ; ilsera administré par huit notables, quatre protestants et quatre catholiques, sous le contrôle du conseil municipal; il sera dirigé par un principal protestant, mais le reste du personnel sera miparü {enfin un jour viendra où le corps professoral aura le privilège de conférer la maîtrise ès arts?. Comme local, après quelques années d'installation provisoire, les consuls choisirent dans l’île de Cézelly un immeuble jadis légué à la ville. Le premier principal fut Isaac Casaubon*. La divergence des deux religions, qui tendaient sans cesse à prévaloir l’une sur l’autre parmi les habitants, nuisait beaucoup aux études. Au point de vue de la formation morale, les parents catholiques étaient loin d’avoir confiance en des maitres dépendant d’un principal calviniste et choisis par une municipalité où l'esprit de la réforme dominait. Aussi voyons-nous bientôt les évêques entrer en lutte pour soutenir les intérêts de leurs ouaïlleset préserver de l'erreur les âmes des enfants. En 1604, un accord, plus tard approuvé par le roi, est passé entre le Conseil de ville et M“Jean de Granier. Il est convenu que le prélat présidera toutes les délibérations des huit administrateurs; qu'il verra et approuvera la liste des livres mis entre les mains desélèves; qu'aucun auteur « ne sera lu qui puisse offenser l’une ou l’autre religion # ». Pierre de Fenouillet, compatriote et ami de saint François de Sales, nommé en 1608 à l'évêché de Montpellier, résolut de maintenir et même d'étendre les droits de son prédécesseur ?. A deux reprises il obtient des lettres patentes affirmant son autorité sur le collège. Nomination des professeurs et collation des grades lui appartiennent, et quand la municipalité lui résiste, il sait trouver un appui contre elle dans le Parlement de Toulouse. Visant à catholiciser l’enseigne-

de l'Hérault, Jésuites, collège royal). — Cf. Faucillon, Le collège des Jésuites de Montpellier, p. 5.

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