Martin, op. cil., p
3. Abram, op. cil., p. 489. SE 4. Nous avons vu qu'à Pont-à-Mousson, le Recteur du collège des Jésuites était en
même temps Recteur de toute l'Université.
avoir une réponse favorable, il leur déclara ne vouloir plus entendre parler d’une mesure qui tendrait à distinguer les étrangers de ses autres sujets. |
[rrités de ce refus, les juristes n'attendirent que l’occasion de témoigner leur mauvaise humeur. Elle se présenta au mois de février 162%, quand Blaise Jacquot fut nommé professeur et doyen de la Faculté de droit. Le Recteur ayant voulu le soumettre, avant son entrée en charge, aux cérémonies d'usage, ses collègues feignirent de éroire qu’on lui demandait un serment d’obéissance, et protestèrent contre une formalité qu'on n'avait Jamais exigée d'eux-mêmes et contraire, disaient-ils, aux statuts de la Faculté. Blaise Jacquot se présenta quand même à la profession de foi et reçut du Recteur la permission d’enseigner, avec défense toutefois de commencer ses cours tant que Son Altesse n'aurait pas statué sur le nouveau conflit.
Henri II, après en avoir délibéré dans son conseil, ordonna le 12 mai que tous les professeurs, juristes et autres, avant d’entrer en charge, feraient la profession de, foi conformément à la bulle de Sixte-Quint, et « prendraient acte du Recteur ». Comme le notaire de l'Université avait négligé de tenir les procès-verbaux des cérémonies précédentes, Le P. Nicaud convoqua le 19 janvier : 1625 tous les professeurs de droit et de médecine, sauf Blaise Jacquot, pour régulariser leur situation. Tous se soumirent et la paix un instant troublée se trouva ainsi rétablie!,
5. Un collège qui ne sortait d’un embarras que pour tomber dans un autre, fut celui d'Angoulême. Nous avons raconté, tout à ses débuts, ses difficultés avec l’évêque, Antoine de La Rochefoueauld, puis avec l’Université de Paris?. Cette seconde querelle n’était pas finie que l’évêque en suscitait une autre. D'ailleurs, depuis les premiers démèlés, et bien qu’il eût promis de protéger désormais les Jésuites, il n'avait cessé de les tracasser de toutes manières. Ainsi leur défendait-il de confesser les habitants de la ville ou de prêcher au dehors sans avoir «chaque fois au préalable » demandé son autorisation et la permission du curé de la paroisse; il en vint jusqu'à leur interdire tout ministère hors de leur collège, et là encore ne devaient-ils l'exercer que pour leurs seuls élèves %. Longtemps les Pères obéirent sans mur-