‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 157 sur 308 · E. Martin, op./cil., p · texte numérisé non relu

E. Martin, op./cil., p

2. Voir tome Ill, p. 512 et suiv./et plus haut. chap. 11, n. 6. 3. A. de Massougnes, Les Jésuites d'Angoulême, p. 61.

NT ST # A rité Din oh. à S Ce 0 Pete

murer, mais 1ls ne crurent pas devoir céder aux exigences épiscopales dans Le conflit survenu lors de la construction de leur église.

La chapelle provisoire, « un petit méchant trou où les écoliers ne pouvaient se ranger », étant devenue insuffisante, les Jésuites commencèrent à élever un nouvel édifice, et pour emplacement ils choisirent, sur Les terrains acquis par eux, une ancienne salle de déclamation et une partie de la « place en chaume » qui s'étendait au devant du collège, en face des écuries de l’évéché. Comme les palefreniers de Monseigneur avaient la singulière habitude de conduire là le fumier de ses chevaux par une ruelle voisine, le maire, pour accommoder les religieux, fit clore cette issue. Inde 1rae. Prétextant que l'endroit choisi n’était pas convenable, Antoine de La Rochefoucauld enjoignit aux Pères, sous peine d’excommunication, de cesser leur entreprise ; il se gardait bien d'expliquer le véritable motif de sa défense, et pour en- -venimer l'affaire soulevait une question de droit canonique. A son ordonnance, signifiée le 2% septembre 162%, les Jésuites d’Angoulème repondirent dès Le lendemain par un acte d'appel à l’archevêque de Bordeaux, et suspendirent les travaux de construction, en attendant la conclusion du procès en cours avec l'Université de Paris. Ils les reprirent à la fin de 1625 !. Sur quoi, le 23 janvier 1626, nouvelle ordonnance de l’évêque, dont ilne fut tenu aucun compte. Une troisième, signifiée le 30 du même mois, ne produisit pas plus d'effet; mais cette fois les Pères rédigèrent de «Très humbles remonstrances à Monseigneur le Révérendissime Evesque d’Angoulesme». Appuyéssurles privilèges reçus du Saint- Siège, ils affirmaient avec modération leur droit de bâtir des églises ou oratoires dans l’intérieur de leurs établissements, d'y ériger des autels et d’y célébrer la messe avec l’approbation de leur Provincial; ils déclaraient toutefois ne vouloir user de ces - privilèges sans le « bon aveu » de l'autorité diocésaine.

« Nous ne désirons rien tant, disaient-ils au prélat, que de vous servir et condescendre, en tout ce que nous pourrons raisonnablement, à vos volontés, comme nous l'avons fait voir au fait des confessions, prédications et autres fonctions de la Compagnie que vous nous avez interditeshors denostre chapelle. Nous prétendons tant seulement par là vous faire voir ce qui est de nos droits, afin qu’il vous plaise nous estre d'autant plus douxet favorable, que nous sommes retenus à user d’eux pour vostre considération

Page 1