Catalogi prov. Lugdunensis
1623. La mission de Privas fut créée en 1624; celles de l'Isle et de Montauban en 1627, celle de Pamiers en 16281.
Durant la même période nous ne trouvons dans la province de Champagne qu'une nouvelle mission, celle de Vezeline, établie en 162% et supprimée trois ans après?. Signalons aussi des excursions apostoliques plusieurs fois l’année, à Noyars, imposées par le P. Général aux Jésuites d'Auxerre, à la suite d’une donation de cinq cents livres faite au collège de cette ville par François de Selles, sieur de Montot, « trésorier général de la maison et des finances de Madame la Comtesse de Soyssons 3 ».
Dans la province de France on commença en 1630 à préparer les missions bretonnes dont nous aurons à parler plus tard. Avant
de les entreprendre il était nécessaire d’avoir des religieux possédant la langue du pays. Au P. Guillaume Thomas qui lui avait remontré l’avantage d'admettre au noviciat des jeunes gens parlant breton, Ie P. Général répondait Le 30 avril : « J’ai déjà recommandé cette affaire au P. Provincial et je viens d'apprendre qu'on s’en occupe. Il serait en effet très utile que les habitants de cette contrée pussent recourir pour leur consolation à quelques-uns de nos Pères, qui les entendraient au tribunal de la pénitence et seraient leurs guides dans les chemins de la vie chrétienne. Pour vous qui comprenez le breton, je loue le zèle avec lequel vous instruisez les âmes et les dirigez dans la voie de Dieu ; en travaillant ainsi au bien du prochain, vous acquerrez de grands mérites. »
k. Dans leurs prédications les Pères de la Compagnie s’en tenaient d'ordinaire à l'exposition de la doctrine chrétienne et à la réfutation des erreurs calvinistes. Néanmoins ils durent plus d’une fois combattre directement les ministres qui voyaient avec peine diminuer le nombre de leurs adhérents. A la tête des controversistes d’alors nous rencontrons encore le P. Coton. Il écrivait de Bordeaux au P. de Bérulle le 23 juin 1624 : « Je dois faire une solennelle dispute à Pau avec M. Charles, ministre d’Orthiez que l’on tient habile homme, et quasi toute la noblesse du païs en attend l’yssue pour se catholicizer : [ce] qui me faict vous supplier très instamment d'appliquer quelques messes