‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 178 sur 308 · Catalogi prov. Tolosanae · texte numérisé non relu

Catalogi prov. Tolosanae

2. Diverses lettres à ce sujet 1621- 1626 (Campan,, Epist. Gen., t. II).

3. Donation du 12 octobre 1629 (Campan. fund. colleg., t. I, n: 3).

L. Lettre du P. Géaéral au P. Guillaume Thomas, 30 avril 1630 (Francia, Epist Genie vi Eros

à ; | 14 262 SOUS RICHELIEU. — PREMIÈRE PARTIE.

à cette fin et de m'obtenir quelques communions générales des deux monastères de votre obéissance à Paris, {anguam pro re magni momenti ad Der gloriam, sans spécifier autre chose sinon que cela aussi me regarde !. » Nous dirons en peu de mots l'occasion et les circonstances de cette dispute.

Durant une de ses visites au collège de Pau, lorsqu'il était provincial d'Aquitaine, le P. Coton avait entrepris, à la prière du Parlement, une série de conférences religieuses dans la principale église de la ville. Un grand nombre de protestants se pressèrent autour de la chaire, confondus avec les catholiques. Piusieurs reconnurent la vérité qu'ils embrassèrent immédiatement; d'autres, bien que convaincus, préférèrent pour divers motifs différer quelque peu leur abjuration. Parmi ces derniers se trouvait une dame de haute naissance qui craignait qu'on attribuât sa conversion à un entrainement irréfléchi. Un mois après le départ du P. Provincial, elle résolut d'organiser chez elle, entre les docteurs des deux religions, des conférences contradictoires auxquelles elle invita le ministre d’Orthez et le P. Coton. Celui-ci promit d’être fidèle au rendez-vous. Le ministre avait pris le même engagement, mais quand il sut quel serdit son antagoniste, il se dédit alléguant: pour excuse que la conférence n'avait pas l'approbation de ses collègues. La noble dame comprit que les ministres n'avaient point confiance en la bonté de leur cause, etil suffit de quelques instructions particulières du P. Coton pour la décider sans plus de retard à se déclarer catholique?.

Le P. Alexandre Regourd n'était pas moins habile dans la controverse, ni moins redouté des ministres. Nous avons raconté sa célèbre dispute avec Chamier au château de Lectoure et les conversions qui en furent le couronnement 5. En 1625. il remporta encore un brillant succès dans une conférence qu'il eut à Béziers en présence du duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, et de toute sa suite. Trente-six hérétiques ébranlés par la force et la clarté de ses arguments, abandonnèrent la religion de Calvin #.

Nous retrouvons le même Père luttant he en 1626 contre le ministre La Faye à Beaulieu et à Saintes. Ce fut le gouverneur de cette dernière ville qui les mit aux prises. Le comte

1. Lettre du P. Coton au P. de Bérulle, 23 juin 1624 (Archiv. nat., M. 284, publiée par Houssaye, Les Carmélites de France, p. 112).

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