‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 18 sur 308 · Griffet, op. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

Griffet, op. cit., t. I, p

3. Le Mercure françois, t. IV, an, 1620, p. 174. — G. Hanotaux, op. cûl., t. II, p. 395, 401, 531, 544.

de. NE: an: 2e 0 560 PR PER Lits D Din Sn bu 20 PAC ET PERS

LES PREMIERS LIBELLES. Ur D

les forts dont ils s'étaient emparés, pourvu que les Grisons accordassent une amnistie générale aux Valtelins et qu’on supprimât dans le pays toutes les nouveautés préjudiciables -au culte catholique. Les Jésuites purent ainsi rentrer dans leurs anciens domiciles, d’où ils avaient été exilés neuf années auparavant!.

Au début de ce conflit qui intéressait l'équilibre européen, le pape Grégoire XV, tout en conservant une attitude impartiale entre les deux couronnes, avait réclamé une garantie efficace en faveur de la vraie religion. Il faisait à Philippe IV et à Louis XIII une obligation de conscience de ne tolérer dans la Valteline que le seul exercice du catholicisme. A cette époque, le P. Arnoux était encore confesseur de. Sa Majesté Très Chrétienne. M“ Corsini, nonce à Paris, recut l’ordre de lui rappeler gravement qu'il ne devait rien épargner pour éclairer sur ce point la piété du roi?. Même recommandation fut faite lors de l’entrée en charge du P. de Séguiran. « Sa Sainteté, écrivait au nonce le secrétaire d'État, veut que Votre Seigneurerie suive toujours la même ligne de conduite, qu’elle remontre fortement au successeur du P. Arnoux à quels dangers la religion catholique se trouvera exposée dans la Valteline, si ce pays retourne sans condition sous le pouvoir des Grisons. »

Il semble que le traité de Madrid avait donné sur ce point des garanties suffisantes; mais les Espagnols ne s'empressèrent pas de s’y conformer : loin d’évacuer la Valteline, le marquis de Fuentès conseillait à Philppe IV de s’assurer encore de Monaco et de Finale. « C'était le moyen de donner des fers à l'Italie“. » La France sollicitait le Pape de contraindre l'Espagne à remplir ses promesses, quand un coup de tête des Grisons vint compliquer la situation déjà fort embrouillée ils entreprirent de recouvrer par les armes ce qu'ils avaient perdu. Grégoire XV ne vit alors de salut pour les catholiques que dans la protection de l'Espagne, et il eut recours au P. de Séguiran et au cardinal de Retz pour obtenir que la France n’exigeät pas avec trop de rigueur l'exécution du traité de Ma-

1. Le Mercure françois, t. VIIL, an. 1622, p. 329. — Flassan, op. cût., t. II, p. 287. | z — Cordara, Hist. Soc. Jesu, p. VI, L. VI, n. 14-18.

2. Dépêche d'Aguecchia à Corsini, 13 oct. 1621 (Archiv. Vat., Bibl. Pia, n. 145, f:8,,9):

3. Ludovisio à Corsini, 4 juillet 1622 (Zbidem, n. 140, f. 67-70).

Page 1