‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 181 sur 308 · Coradara, Hist. Soc. Jesu, PHNLEX;-2.105; L'XISn · texte numérisé non relu

Coradara, Hist. Soc. Jesu, PHNLEX;-2.105; L'XISn

4, Cordara, Tbidem, 1. XIII, n. 110,— Cf. Mazon, Chronique religieuse du viel Aubedr P. 56.

. Mémoires de Richelieu, édit. Michaud, t. I, p. 496.

des auteurs ecclésiastiques !, lorsqu'il fut surpris par la mort, à l’âge de soixante-dix ans (1624). Le Mercure françois lui consacra un article très élogieux et non moins mérité ?. Dans l’espace de vingt ans le savant jésuite exhuma des manuscrits, ou revit en les enrichissant de précieuses notes, les œuvres de saint Jean Chrysostome, de saint Grégoire de Nysse, de saint Jean Damascène, de Théodore Balsamon, de Nicéphore Calliste, de saint Ignace martyr, de Jean Moschus, et les opuscules de plus de cinquante auteurs grecs jusqu alors très peu connus. Amis ou adversaires, hérétiques ou catholiques, se plaisaient à reconnaitre sa science et ses talents, et lui-même gagnait les sympathies de tous par la largeur de son esprit et la douceur de son caractère. Dans ce religieux on ne savait quoi le plus admirer, de l’assiduité au travail ou de l’amour de la prière : il y persévéra jusqu’à la mort malgré de cruelles infirmités 5%. Le P. Labbe n’a pas hésité à inscrire son nom dans le catalogue des plus saints personnages de France au xvrr° siècle #.

Égal en érudition à Fronton du Duc, peut-être mêmele dépassant, le P. Jacques Sirmond acheva de publier en 1629 les Anciens conciles de la Gaule (Concilia antiqua Galliae), c'est-à-dire les actes de ces grandes assemblées auxquelles assistaient les chefs militaires et politiques de la nation avec les évêques qui ont fait la France. Cette collection, qui commence au temps de l’empereur Constantin et finit à peu près avec Le x° siècle, forme trois volumes; à la fin de chacun on trouve des notes très estimées ?. La réputation que Sirmond s'était acquise par ses œuvres variées était universelle. Les premiers écrivains de son temps, à quelque part qu'ils appartinssent, les Baronius et les Bellarmin comme les Grotius et les Saumaise, ne lui ménagèrent point leurs témoignages d’admiration. Quand le cardinal Barberini, grand ami des lettres, voulut en 1626 placer dans sa bibliothèque les portraits des savants qu'il appréciait Le plus, il fit demander celui du P. Sirmond. « Nous ne pouvons refuser cela à un si grand prince dont nous avons tant de fois éprouvé la bienveillance », écrivit

1. Bibliotheca velerum Patrum seu Auctorum ecclesiasticorum. Cf. Sommervogel, op. cût., t. Il, col. 244.

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