‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 182 sur 308 · Cf. Sommervogel, op. cil., t. VIL, col · texte numérisé non relu

Cf. Sommervogel, op. cil., t. VIL, col

le P. Général au P. Armand; et il lui recommanda de faire peindre un portrait, à l'insu, si possible, de l'intéressé, et de l'envoyer à Rome. |

Le Pape Urbain VIII considérant les grands services qu'un tel homme pouvait, rendre à l'Église, souhaita l'avoir auprès de sa personne, mais, ne voulant point paraître imposer sa volonté, il eut recours à l'intermédiaire du cardinal Barberini. Informé par ce dernier du désir du Souverain Pontife, Vitelleschi écrivit au P. Sirmond en lui exprimant la consolation qu'il aurait lui-même de sa venue à Rome et l'espoir que sa santé ne s’opposerait pas à l'exécution de ce dessein ?. L’humble religieux, tout en se déclarant soumis aux moindres volontés de son supérieur, lui représenta les inconvénients d’un si long voyage et d’un séjour à l’étranger pour un vielilard septuagénaire, et surtout la difficulté de continuer au loin ses travaux. Ces raisons ne parurent pas suffisantes au cardinal qui insista de nouveau, en faisant valoir Les avantages qu'offraient aux savants Les riches trésors de la ville éternelle ? Mais Louis XIII ne voulut pas souffrir qu’on lui ravit un homme qui faisait tant d'honneur à son royaume. Il demanda au P. Général que Sirmond ne quittât pas la France, et tous s’inclinèrent devant sa volonté souveraine. « Non seulement le P. Sirmond, répondit Vitelleschi, mais la Compagnie tout entière est plus entre les mains de Vostre Majesté très chrétienne qu'entre les miennes; elle peut donc disposer de tous les religieux selon son bon plaisir. Puisqu’elle a daigné m'honorer de son commandement, c’est pour moi un devoir d’obéir avec une cordiale affection #. »

Pendant qu'Urbain VII réclamait à Rome la présence du P. Sirmond, Philippe IV, roi d’Espagne, demandait un autre jésuite français, le P. Petau, comme professeur d'histoire, pour le collège impérial de Madrid récemment fondé. Dans une lettre au P. Général, il annonçait son intention d'écrire, s’il le fallait, au roi de France®. Vitelleschi ne voulut prendre aucune décision avant d’avoir consulté le principal intéressé ; il lui transmit donc la demande et, sang rien lui imposer, se contenta de rappeler les motifs qu’on avait de ne point répondre par un refus à un si

1. Lettre du P. Général au P. Armand, 15 déc. 1626 (Francia, Epist. Gen., t. IV).

2. Lettre du P. Général au P. Sirmond, 24 janvier 1629 (Francia, Epist. Gen., t. V).

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