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la soutenir. Aussi bien, un soin extrême de ne rien avancer de suspect aux yeux de la foi apparait dans toute son œuvre et fut constamment la règle de sa conduite .
En 1630 Denis Petau publia les Œuvres de l’empereur Julien, dont l'impression commencée en 1628 fut quelque temps interrompue. On alarma en effet sa conscience : cette publication n’allait-elle pas autoriser les écrits d’un apostat, ennemi acharné de la religion chrétienne ? Mais, pour le rassurer, les savants qui s'intéressaient à l'ouvrage annoncé, firent agir les cardinaux Barberini et de Bagni dans le jugement desquels il avait toute confiance. Sur leurs instances, il consentit à terminer l'édition ?: toutefois il ne mit point son nom en tête du livre, et dans la préface il reprochaït à quelques éditeurs précédents d'avoir donné trop de louanges à l'empereur apostat.
Vers la même époque le P. Jean Lorin, professeur d’Écriture Sainte au collège romain, continuait les publications qu'il avait autrefois entreprises au collège de Clermont. Les juges les moins favorables à la Compagnie ont été forcés de rendre hommage à cet interprète des Saintes Lettres ; ils ont loué son vaste savoir, sa connaissance des langues anciennes, son esprit de sage critique. Profitant de l'influence que lui avait acquise partout sa science de l’Écriture, il s'employa de tout son pouvoir à propager en Italie, en France, en Espagne, la dévotion à l’Immaculée Conception de Marie. Ce fut sur son conseil que l’Universtté de Dôle se fit une loi d'obliger tous ses docteurs au serment de défendre jusqu’à la mort ce glorieux privilège de la Mère de Dieu *.
6. Dans le domaine de l’ascétisme comme dans celui de l’érudition, la Compagnie avait alors plusieurs écrivains marquants et encore connus de. nos jours. Le P. Étienne Binet, condisciple de François de Sales au collège de Clermont et plus tard lié d’une constante amitié avec le saint évêque de Genève, a laissé de nombreux écrits qui, sinon pour la perfection du style, au moins pour l’ensemble de la direction spirituelle, rappellent ceux du grand docteur. Entre 162% et 1630 il ne publia pas moins de