‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 198 sur 308 · Voir tome II, p · texte numérisé non relu

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cet essai qui avait produit des résultats merveilleux, M°° de Gondi concut le projet d'assurer, à époques fixes, aux paysans de ses terres, le bienfait de la parole de Dieu, en affectant à cette œuvre un revenu de seize cents livres. M. Vincent fut chargé de trouver une congrégation qui accepterait ce legs en s’engageant à donner tous les cinq ans une mission dans les villages dépendant du chà- -teau de Folleville {.

Plusieurs années se passèrent en d’inutiles recherches. Le P. Charlet, Provincial de France, auquelon s'était d’abord adressé, opposa les constitutions de la Compagnie quin'admettaient, pour

les ministères spirituels, aucune obligation civile. Les Oratoriens, de leur côté, ne voulurent prendre aucun engagement. Devant ce double refus on décida de former une congrégation nouvelle. Le 17 avril 1625, fut signé le contrat de fondation de ce qui devait s'appeler la Mission. M. et M*° de Gondi donnèrent une somme de quarante-cinq mille livres dont le revenu devait être consacré à l'entretien d’un certain nombre d’ecclésiastiques, «au choix dudit sieur de Paul », lesquels s’appliqueraient entièrement à évangéliser le pauvre peuple de la campagne?. Quelques mois après M. Vincent réunissait des prêtres séculiers, se retirait avec eux au collège des Bons-Enfants, mis à sa disposition par l’archevêque de Paris, et les animait de sa puissante charité. L'œuvre naissante, autorisée en France par lettres patentes de Louis XIII au mois de mai

1627, fut approuvée par le pape Urbain VIT, le 12 janvier 1632 *, 1. Em. de Broglie, Saint Vincent de Paul, p. 84. 2. Ibidem, p. 85, 86.

3. Jager, Histoire de l'Église catholique en France, t. XVI, p. 525.

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