‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 203 sur 308 · Faillon, L · texte numérisé non relu

Faillon, L

4. Pour onze ans seulement par Me eer. mais le roi ajouta onze autres années

(Faillon, I, 194, 195).

La convention signée entre le duc et les sieurs de Caen porte que « le sieur de Champlain, lieutenant du vice-roi, aura la préséance en terre, commandera à l'habitation de Québec et généralement dans :la Nouvelle France aux Français et autres qui y résideront ». La compagnie commerciale devait lui payer douze cents francs d’appointements annuels, entretenir dix ouvriers à son service et six familles de laboureurs, charpentiers et macons{.

Guillaume de Caen pendant son premier séjour au Canada remplit bien ses engagements et sut plaire à fout le monde; mais après son départ, les commis de sa société reprirent les anciens errements et se montrèrent plus qu'indifférents à la colonisation et à l’évangélisation du pays. Bien que Champlain, mettant le Canada sous la protection de saint Joseph (1624 }?, favorisat de tout son pouvoir les Récollets, ceux-ci contrecarrés dans l'exercice de leurs ministères n'obtinrent pas de résultats appréciables. Cependant un dictionnaire de la langue huronne avaït été ébauché par le P. Le Caron dès l’année 1616, et le P. Georges Le Baïllif présenta au roi en 1625 quelques études sur les langues huronne, algonquine et montagnaise *. « Nos Pères, dit l’auteur du Premier établissement de la Foy dans la Nouvelle France, auroient bien voulu établir des séminaires à Québec, aux Trois-Rivières, à Tadoussac pour y habituer, entretenir et élever les enfants des barbares, mais comme c'estoit une entreprise à grands frais et que nos moyens estoient médiocres », il fallut solliciter dans la mère patrie les aumônes nécessaires. En fait, le premier essai de séminaire (4621) ne réussit pas. « Les garcons estoient plus libertins que les sauvages adultes; la chasse et l'air des bois les attiroient, et on les retenoit plus difficilement #. »

Aussi bien les Récollets, vu leur petit nombre, ne pouvaient se consacrer à la fois à l'instruction des enfants et à l’évangélisation des adultes, sans parler des soins qu’ils devaient donner aux colons français. Ils résolurent donc d’appeler à leur aide un autre Ordre religieux, etsongèrent aux Jésuites qui avaient déjà fait en Acadie l'apprentissage de ce rude apostolat. « Le définitoire de la province de Samt-Denys, dit l'abbé Ferland, s’adressa à ces Pères plutôt qu’à d’autres, parce que les deux sociétés avaient toujours

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