‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 204 sur 308 · Le Clercq, Premier établissement, p · texte numérisé non relu

Le Clercq, Premier établissement, p

subsisté dans une union très étroite, travaillant ensemble dans plusieurs missions avec une entente toute cordiale!. »

3. Les Jésuites, de leur côté, souhaitaient beaucoup d’évangéliser ces régions lointaines, à peine entrevues par Leurs premiers missionnaires, La Relation du P. Biard avait exalté l’ardeur apostolique chez un bon nombre de religieux. À La Flèche, pendant dix ans, le P. Massé, ministre des scolastiques, les entretenaït souvent de son séjour et de ses travaux en Acadie, et ses récits les enflammaient d’un saint zèle pour la conversion des infidèles. Parmi les plus enthousiastes se distinguaïent deux jeunes philosophes, Paul Le Jeuneet Barthélemy Vimont. Envoyés à Paris en 1622 pour commencer au collège de Clermontleurs études théologiques, ils répandirent autour d'eux Le feu sacré dont ils brülaient. Le P. Spirituel, Jean de La Bretesche, ne pouvait qu’encourager leurs pieux désirs; il ne doutait pas, en effet, qu’au jour marqué par Dieu la porte de la Nouvelle France ne füt rouverte à la Compagnie de Jésus ; même il dit un jour au P. Vimont : « Je n’ai pas l’habitude de faire des prédictions; cependant je vous affirme, que vous verrez une maison de Jésuites à Québec?. » Et non content de prier à cette intention, il recommandaït l’œuvre à ses amis et à ses pénitents.

Parmi ces derniers se trouvait un neveu du duc de Montmorency, Henri de Lévis, duc de Ventadour. Ce grand seigneur, dégoûté du monde, s'était retiré de la cour; ayant ensuite reçu les ordres sacrés, il ne souhaitait plus que contribuer à la gloire de Jésus-Christ. IL s’affectionna tout de suite à la mission du Canada, et, quand la mort lui eut ravi le P. de La Bretesche, il choisit, pour le remplacer, un de ses fils de prédilection, le P. Philibert Noyrot, tout dévoué lui aussi à l’évangélisation des Indiens. Procureur au collège de Bourges, Noyrot ne rêvait que leur sacrifier sa vie ?, et ne perdait aucune occasion de favoriser l'œuvre de Champlain. Il comprit sans peine quel puissant soutien elle

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