‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 211 sur 308 · Echevin de la ville du Havre-de-Grâce · texte numérisé non relu

Echevin de la ville du Havre-de-Grâce

Paris et autres villes. Pendant quinze ans toute marchandise provenant de la colonie serait exempte d'impôts, et de même toutes les munitions à elie destinées, les vivres et autres choses nécessaires à son ravitaillement. Les descendants de ceux qui se fixeraient dans le pays et les sauvages convertis seraient censés et réputés naturels français; ils jouiraient dans la mère patrie de tous les droits inhérents à cette qualité sans être tenus à aucune formalité de naturalisation 1.

7. Ainsi se trouva remplie, et au delà de toute attente, la négociation confiée au P. Noyrot. Tandis qu'illa menait à si bon terme, il s'était occupé aussi, activement, en qualité de procureur, d’approvisionner la résidence de Notre-Dame-des-Anges. Les terres cultivées ne pouvant encore suffire à la nourriture de tout le personnel, il fallait faire venir beaucoup de choses de France. Grâce aux aumônes recueillies, le P. Noyrot put expédier à Honfleur tout ce qui était nécessaire, pour un an, à l'entretien des missionnaires et de leurs ouvriers. Cet envoi aurait dû arriver à Québec vers le milieu de 1627; mais le capitaine de La Ralde, tout dévoué aux de Caen, épousa leur animosité contre les Jésuites et arrêta les ballots destinés à la résidence. Au mois d’octobre les provisions de l’année précédente touchaient à leur fin, et le P. Lalemant réduit à la famine se décidait à partir avec ses vingt ouvriers ?. Débarqué en France dans le courant de novembre, il reçut à Paris une lettre du P. Général qui l’exhortait à ne rien négliger pour venir au secours de la mission 2. |

L'année suivante, 1628, Louis XIIL par un édit daté du camp de La Rochelle, confirma l'acte d'établissement de la Compagnie de la Nouvelle France *, qui compta bientôt plus de cent associés. Soutenue par de puissants protecteurs, la nouvelle société donnait déjà les plus belles espérances. Elle équipa quatre vaisseaux, placés sous le commandement de l’un de ses membres, Claude de Roquemont, lequel devait remettre à Champlain un brevet le nommant gouverneur et lieutenant général du roi au Canada. Il partit de Dieppe le 8 mai, accompagné de deux Jésuites, Charles Lalemant et François Ragueneau, et de trois Récollets5. Le

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