‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 246 sur 308 · LE Î · texte numérisé non relu

LE Î

tolat. Quand les Turcs s'emparèrent de l’Archipel, Syra, l’ancienne Syros, était devenue le refuge d’un grand nombre de familles franques qui y introduisirent le rit romain. Elle avait pour évêque en 1627 Domenico Marengo, prélat plein de zèle et de piété, mais mal secondé par un clergé grossier et ignorant !. Dans un de ses voyages à Constantinople, au mois d'avril, il exprima au Supérieur de la résidence le désir d’avoir deux Pères de la Compagnie, non pour une mission temporaire mais pour un établissement stable. Comme ilétait alors question de fonder une maison à Naxie, le P. Perrin ne put accepter les offres bienveillantes de l’évêque?. Celui-ci recourut à la résidence de Chio qui répondit à son appel; mais les deux Pères envoyés à Syra en 1629 n’y demeurèrent qu’une année. Denouveau M Marengo s’adressa au Supérieur de Constantinople. Le P d’Aultry, après avoir consulté le P. Général, ne donna pas suite au projet. Nous en ignorons la cause; peutêtre les ouvriers apostoliques étaient -ils trop peu nombreux pour diviser ainsi leurs forces. Ce futseulement sous le règne de Louis XV que les Jésuites s’établirent définitivement à Syra, où ils restèrent jusqu’à la destruction de la Compagnies. |

1. Lacroix, op. cit., p. 449. — Fagniez, op. cit., t. I, p. 527.

2. Lettre du P. Perrin au P. Général, 14 avril 1627 (Miss. Const., t. VIII, n. 4 {). 3. Legrand, op. cil., p. 56. — Carayon, Doc. inéd., d. XI, p. 149.

4. Lettre du P. d’Aultry au P. Général, 28 sept. 1630 (Miss. Const., t. VIII, n, 85). 5. Lacroix, op. cil., p. 450.

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