‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 257 sur 308 · TER · texte numérisé non relu

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ses troupes comme pour aller assiéger Uzez; et M. le maréchal d'Estrée, qui desja depuis quinze jours avoit fait le dégât à Nismes, s’approchoit d’Uzez avec son armée pour en faire de mesme ; mais par la dextérité de M. le Cardinal et autres qui se mesloient de ce traité, tout s’est porté à son devoir. » Le confesseur de Louis XIH expose ensuite dans le détail les conditions de la paix’et il ajoute : « De toutes ces villes rebelles, qui sont vingtcinq où trente, celle qui s'est mieux acquittée de son devoir et qui a eu plus de gloire écram Deo et hominibus, a esté Montauban ; car elle a porté la carte blanche au Roy, résolue non seulement de démolir les vieilles et nouvelles fortifications, mais encore les simples murailles, si le Roy le vouloit. Et quoy que bien humblement elle demandast la liberté de l'exercice de la religion, néantmoins, si le Roy ne le vouloit permettre, elle estoit preste à obéir. Vous voyez comme digulus Dei est hic; et voilà ceste province la plus infectée, et des plus belles de la France, souple au Roy, et dans trois mois sans moyen de jamais plus se rebeller. La commune opinion est que le Roy, ayant encore séjourné quelques semaines en ce pays pour veoir l'exécution des articies de la paix, s'en retournera à Paris où il pourra faire la féste de l’Assomption de la Vierge.

«Je ne doibs oublier le soin que M. le Cardinal a pris pour ceste paix, combien sagement il l'a conduite. Il semble qu'après le Roy, Dieu veut qu'il en ayt toute la gloire, car il s’est trouvé longtemps tout seul portant le fardeau des affaires, MM. les Mareschaux estans tous malades ou blessés... Il est bien raisonnable de prier souvent Dieu pour ledit seigneur cardinal tant utile l'Église et à cet Estat, et fort affectionné à nostre Compagnie !. »

Richelieu en effet, nous l'avons vu, favorisa de tout son pouvoir, comme il l'avait fait à La Rochelle, l'établissement des Jésuites à Montauban et à Montpellier, persuadé qu'il travaillait ainsi au bien de la France et de la religion catholique?.

9. Louis XIII après une entrée triomphale à Uzès et à Nimes, signa dans cette dernière ville l'édit de qgräce?, qui acheva la ruine du parti calviniste; puis il repartit le 25 juillet

1. Lettre du P. Sufiren au P. Charlet, datée du camp du Roy, 28 juin 1629 (Archiv. de la province de Lyon).

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