‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 27 sur 308 · D’Argentré, Collectio judicioruwm, t. IT, P- II, p · texte numérisé non relu

D’Argentré, Collectio judicioruwm, t. IT, P- II, p

3. De Spada à Barberini, 5 décembre 1625 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 64, f. 575).

4. Censure de la Sorbonne, 1° déc. 1625 (D’Argentré, Coll. Jud., &. IE, P. IH, p. 192).

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LES PREMIERS LIBELLES, io

des droits de l’Église, il entreprit, à la demande du cardinal, une réfutation de FAdmonitio ad Rejem!, En quelques semaines il eut composé Le Catholique d'Estat, ou discours politique des alliances du Roy Très Chrestien, contre les calomnies des ennemis de son Estat. Le P. de Bérulle, parait-il, approuva cette réplique quand elle lui fut remise ; même il proposa d’ajouter quelques lignes, qu'on aurait insérées de fait dans le corps de l’ouvrage?. Par contre Le cardinal de Sourdis dénoncça dans l’assemblée du clergé un livre dont le seul titre luisemblait « un sujetde scandale? ». Quoi qu'il en soit, tout n’était pas également esti- mable dans l’œuvre de Ferrier : «il picquottait ouvertement nostre Compagnie, dit le P. Garasse, et moi nommément comme si j'eusse été l’auteur de l’Admonihio * ».

Le Catholique d'Estat fut suivi d’unes autre réfutation encore inspirée par Richelieu. Elle était due à la plume de Hay du Chastelet, maître des requêtes, avocat général au Parlement de Rennes. Sous ce titre, Aves d’un théologien sans passion sur plusieurs libelles imprimés depuis peu en Allemagne, l’auteur reprenait les arguments développés par Ferrier, et, comme lui, ne ménageait pas les Jésuites. D’autres publicistes prirent goût à la même besogne; bientôt le pays se trouva inondé de réfatations, de manifestes, de pamphlets violents et passionnés. Devinant où cette campagne de plume pourrait aboutir, les huguenots eux-mêmes, par haïne de la Compagnie et des doctrines romaines, se mirent à défendre dans leurs écrits le gouvernement qu'ils combattaient les armes à la main °. Dans l’autre camp personne n'osait plus se déclarer bon catholique, ni même, sans aller jusque-là, prendre seulement la défense des Jésuites, tant on craignait le courroux de Richelieu. Le sieur Pelletier eut pourtant le courage d'élever la voix en faveur des accusés et de publier pour eux une Apologief. Loin de calmer les esprits, cet opuscule fournit un nouvel aliment de discorde. Ferrier, le considérant comme une critique dirigée contre lui, en entreprit la réfutation. Mettant hors de cause les Pères Jésuites pour s’atta-

1. Spada à Barberini, 31 oct. 1625 (Nunz. di Francia, n. 64, f. 458).

2. Houssaye, Re cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu, p. 63-66.

8. Procès-Verbaux de l'Assemblée du clergé, séance du 24 nov. 1625.

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