Garasse, Récil au vray.…. p
5. M. Hubault dans sa thèse De politicis in Richelium lingua time libellis (p. 109-117), a donné une bibliographie raisonnée des libelles écrits pour où contre la politique de Richelieu.
6. Apologie: ou défense pour les Pères Jésuites contre les calomnies de Ge ennemis, par le sieur Pelletier (Paris, 1626, in-8, P: 30).
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quer à la seule personne de Pelletier, il l’accabla de récriminations, en lui opposant son propre dévouement à la cause du Roi, de l’État et du bien public.
Mais d’autres allaient bientôt s’en prendre aux religieux de la Compagnie. Impatiente de dire son mot, l’Université de Paris entra en lice. Tarin, son recteur, feignit de croire que le P. Pierre Coton était l’auteur véritable de l’Apologie parue sous le nom de Pelletier. « L'Apologie du Frère Pierre »,. comme il l’appelait, devint entre ses mains, grâce aux notes venimeuses dont il accompagna une nouvelle édition, un violent pamphlet contre la Compagnie. Cet ancien élève du collège de. La Flèche, où il avait d’abord balayé les classes, puis servi de marmiton aux pensionnaires, fut continué, de trimestre en trimestre, un an et demi dans sa charge de Recteur de l’Université, pro re gesta feliciter contra Jesuitas!. Peu lui importait. la sentence du prévôt.de Paris, menaçant de peine de mort quiconque lirait ou conserverait les Mysteria politica et l'Admonitio ad Regem. Ami de l'avocat général Servin, assuré de l'appui de plusieurs membres du Pärlement, il ne se contenta pas de lire l’Admonitio, il fit un extrait des propositions les plus dangereuses, les plus compromettantes, et les publia sous le titre : Capila doctrinae Jesuiticae collecta et edita de mandato IUlustrissims Rectoris. « Et pour faire le volume plus gros et plus odieux, raconte Garasse, il prit la peine de lever des registres de Paris, de Rouen et de Dijon tous les arrests qui avoient esté prononcés contre nous, au nombre de soixante-quatre, depuis l’establissement de nostre Compagnie en France, compilant tout ce qui est de plus atroce, et le faisant imprimer. aux despens de l’Université. » Le roi averti par le P. de Séguiran du préjudie que-pouvait causer à sa personne l’imprudente publication du Recteur, « montra de l'indignation et commanda à M. le Chancelier d'en faire Justice ». D'Aligre en écrivit au lieutenant civil et lui recommanda l’affaire comme très importante au service de Sa Majesté. Or ce magistrat, « très intime du Recteur et par conséquent fort peu favorable à nostre Compagnie, se contenta d’en faire une réprimande à l’imprimeur ? ». C'était bien mal comprendre la volonté royale et traiter bien doucement l’Université ; celle-ci cependant feignit l'indignation et, pour défendre Tarin, présenta au chancelier un mémoire contre les Jésuites, « les gens