‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 38 sur 308 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

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Dans ces conjonctures, les Universitaires de Valence cherchèrent de nouveaux appuis; comme si leurs collègues de Toulouse et de Cahors ne suffisaient pas, ils requirent le concours non seulement de l'Université de Paris, mais encore de toutes les autres Universités françaises. « L'intérêt qui touche la conservation des Universités de ce royaume vous est commun et à nous, leur écrivirent-ils, et nous avons creu de notre devoir de vous donner advis d’un nouveau dessein qui s’est depuis peu formé en ces quartiers à nostre commune mine ; afin que, le mal vous estant cogneu, nous puissions le prévenir à son commencement, et par bonne intelligence empescher le progrez qu’il pourroit faire. » Après avoir rappelé les lettres patentes de 1622, obtenues par les Jésuites, et tout ce qui s'était passé devant le Parlement de Toulouse et le Conseil du roi, l’Université de Valence ajoutait : « Nous ne doutons point que vous ne jugiez sainement de la conséquense qu’un tel commencement peut apporter; car ils [les Jésuites] espèrent, quand ils seront déclarez capables de faire des promotions et conférer les degrez en l’une des facultez, de le pouvoir faire en toutes, et par ce moyen leur dessein s’acheminera peu à peu à la ruine des Universitez.. [Joignons donc) nostre intervention avec la vostre en la deffense de cette cause, [pour] que la postérité ne nous puisse blasmer d’avoir, par nostre connivence, laissé couler dans l’Estat une telle nouveauté, laquelle ils prétendent d’establir dans un petit lieu pour en ‘après la faire suivre par tous leurs collèges... Vous nous obligerez grandement de nous faire part, s’il vous plaist, de vos bons avis et résolutions, lesquelles nous embrasserons avec tout l'honneur et respect qui nous sera possible {. »

Pareille invitation fut accueillie avec empressement par l’Université de Paris, convaineue que, si les Jésuites triomphaient, la jeunesse accourrait en foule prendre ses degrés à Tournon ?. Puis, à son tour, elle exhorta toutes les Universités du royaume à intervenir dans une affaire intéressant la conservation de leurs communs privilèges. Bordeaux, Reims, Poitiers, Caen, Bourges, Orléans, Aix, Angers répondirent à l'appel et envoyèrent à Paris des députés 3. Ainsi toutes les Universités de France, sauf Pau et Montpellier, confondues dans un même sentiment d’hostile

1. Lettre du syndic de l’Université de Valence aux Universités de France, 12 mars 1624 (Jourdain, Histoire de l'Université de Paris, pièces just., n. LXV).

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