‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 48 sur 308 · Garasse, Récit au vray..…., p · texte numérisé non relu

Garasse, Récit au vray..…., p

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leur avoir fait sentir des effets de sa haine, d'autant plus que les temps lui en donnèrent plus d'occasion !. »

2. Au dire des calomniateurs, la Compagnie, non contente de séquestrer les personnes, savait aussi accaparer les fortunes ; sous prétexte de fonder des maisons d'éducation, elle aurait acquis des richesses considérables. L'accusation, déjà réfutée maintes fois, se renouvelait alors avec insistance. Le P. de Séguiran dut en avertir le P. Coton, absent de Paris et occupé à la visite de la Province. 11 lui dit que les faux bruits répandus commencaient à mal impressionner la cour. Richelieu lui-même, paraît-il, conseillait au roi de ne plus accorder de lettres patentes aux villes qui demandaient des collèges de la Compagnie. Favorable d’ailleurs à la liberté d'enseignement, le ministre n'était pourtant point d'avis de multiplier les établissements d'instruction secondaire. Il redoutait « les suites pernicieuses du demi-savoir, les atteintes souvent irrémédiables qu'il porte à la piété, au respect, à l'esprit de soumission, à tous les sentiments qui sont le lien des sociétés humaines ?». Dans un État bien ordonné, pensait-il, la culture littéraire ne doit pas ètre générale. Son idée était donc de réduire le nombre des collèges; on la retrouve dans un curieux projet de Règlement pour toutes les affaires du royaume ”, rédigé vers 1625 et publié parmi ses Lettres; en fait, elle ne fut jamais mise à exécution. Mais on voit comme le moment était opportun pour attaquer les établissements de la Compagnie. Ils étaient beaucoup trop riches, prétendait-on; et l'on s’efforçait de persuader au roi de ne plus leur attribuer de secours temporels. Sans attendre son retour à Paris, le P. Coton s’empressa de détromper Louis XIII, dont on pouvait surprendre la bonne foi. Il lui écrivit de Tours le 43 juillet 1625 : « Les mesmes ennemis [de l'Église et de votre service] voulurent faire accroire au feu Roy, le grand Henry, vostre père, que nostre Compagnie estolt 81

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