‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 57 sur 308 · Garasse, op. cit., p · texte numérisé non relu

Garasse, op. cit., p

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départ lui persuadèrent par leurs cajoleries d’entrer dans leur carrosse.., » Là ils « lui firent mille indignités, jusques à le souffleter et lui tirer la barbe et lui donner des coups d’éperon dans le ventre, ce qu'il endura patiemment sans répondre une seule parole !». Cette scène de brutalité révoltante ne montret-elle pas clairement que la haine seule avait aussi inspiré les . outrages et la calomnie ?

Arrivé à Rome, Le Père n'eut d'autre souci que de se réhabiliter aux yeux de Louis XIII. Échappant au contrôle de ses supérieurs, ‘il multipliait ses -démarches à l’ambassade de France, au Vatican et auprès des plus influents personnages. En vain le P. Général voulut-il, pour le ramener à l'observation de la règle, l'envoyer dans quelque résidence où sa vocation courrait moins de dangers. Urbain VIII, prévenu en sa faveur, le retint à Rome. Ce que voyant, le P. Vitelleschi crut devoir avertir notre ambassadeur. « Il m'envoya, écrit celui-ci, Le P. Balthazar, assistant de France, lequel me vint trouver... me dist que le P. de Séguiran lui avoit fait sçavoir que l'intention du Roy estoit que, pour certains propos que [le P. Voisin] avoit tenus assez indiserètement, Sa Majesté n’avoit point agréable qu'il demeurast en France et que peut-estre le voudroit-elle aussi peu ici. De quoi il m'advertissoit, afin que j'advisasse le tempérament que j y voudrois prendre; qui sera de parler au Pape sur ce subject à la première occasion que je le verray, afin de pénétrer en quoy Sa Sainteté à besoin du service dudict Père, et, selon ce que j'apprendray, je me gouverneray en ce subject, soit à le laisser icy jusques à ce que j'aye receu quelque commandement du, Roy, ou bien à m'employer que dès maintenant Sa Sainteté le laisse aller*. » De France, le ministre d'État répondit à M. de Béthune : « Ce que le P. Balthazar vous a dit du P. Des Voisins (sic) est véritable. L'on parlera au P. Coton et au P. de Séguiran pour le faire retirer de Rome. De votre part vous y pourrez donner les mains, mais en sorte que cet ordre semble plus tost venir de ses supérieurs que de vostre poursuite’. » |

Le religieux, obligé de quitter Rome, ne se rendit pas au collège de Porrentruy où il était envoyé. Espérant toujours recouvrer l'estime du roi, il vint se cacher dans les environs de

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