‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 66 sur 308 · Cf. Sommervogel, op. cét., t. III, col. 1189, n · texte numérisé non relu

Cf. Sommervogel, op. cét., t. III, col. 1189, n

3. Lettre de Vitelleschi à Garasse, 12 février 1624 (Francia, Epist. Gen., t. IV).

4, Du même au P. de Marguestauld, 9 avril 1624 (Ibidem). 5. Response du sieur Hydaspe au sieur de Balzac, p. 7, 8

donner à Garasse ses vigoureuses ripostes. La rude correction infligée dans l’Apologie à Etienne Pasquier réveïlla l'animosité de ses enfants. Ils pressèrent un avocat de réhabiliter la mémoire du grand homme. La réponse d'Antoine Remy, publiée d’abord sous le titre de Defense pour Estienne Pasquier, parut ensuite sous celui d’Anti-Garasse. C'est une misérable parodie de Recherches des Recherches où le jésuite avait si. bien disséqué le mortel ennemi de son Ordre!. Le voyant si mal défendu, François Garasse ne se donna pas la peine de répliquer. Quant aux attaques personnelles, il avait promis de ne plus les relever, et il tint parole. « Qu'ils parlent, qu'ils escrivent, qu'ils invectivent contre moi, avait-il dit de ses calomniateurs dans son Apologie, qu’ils esvantent leur colère, qu'ils remplissent le monde de libelles, qu’ils profanent mon nom... ils n'auront jamais autre response de moy que celle de Sophonie : Pax, pax, pax, à facie Domini, quia juxta est dies Domini magnus?. »

k. Aussi bien Garasse n'avait entendu guerroyer que pour la défense de la foi. Sa campagne, on ne peut le nier, mit Le désarroi dans le camp des libertins; elle contribua dans une certaine mesure à la condamnation de leur coryphée. Par un arrêt du 1* septembre 1625, le Parlement prononca contre le poète Théophile de Viau une sentence de bannissement. Peine légère au gré de plusieurs : le rapporteur de l'affaire, Guillaume des Landes, et d’autres magistrats intègres l'avaient jugé digne de mort; mais « la cabale du duc de Montmorency, secondé de la fleur de toute la jeunesse, fut si forte... qu'on trouva moyen de faire passer son procès pour une entreprise des Jésuites », et de capter ainsi l’indulgence du Parlement « auquel ils étaient odieux ».

Quoi qu’il en soit, l'œuvre apologétique du P. Ga rasse n’était pas achevée. En publiant La Doctrine curieuse des beaux esprits, où il combattait les maximes de l’athéisme, il avait promis de la faire suivre d’une seconde partie : l’exposé de la doctrine chrétienne. Il s’y mit au commencement de l’année 1624. Mais aucun dogme n'ayant été respecté par les incrédules, il

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