‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 78 sur 308 · EDS EN PT TT CRE PER EEE · texte numérisé non relu

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LA QUESTION DES RÉGULIERS. vEt

Durant tout le démêlé, le P. Général n'avait cessé d’exhorter les Pères au respect et à la déférence envers l’évèque!. IL écrivit au cardinal de Sourdis, pour le prier de prendre la défense de religieux dont la doctrine était conforme à l’opinion eommune des théologiens?. Mais, par ailleurs, il blâma la conduite de ses subordonnés sur plusieurs points : on avait manqué de prudence en intervenant les premiers dans une affaire relevant de l’évêque diocésain, et l’on n'aurait pas dû accepter, même tacitement, les conditions imposées aux congréganistes. Il y avait là une grave atteinte aux privilèges de la Compagnie, et mieux eût valu dissoudre la Congrégation ; il fallait donc s’efforcer de lui rendre son indépendance primitive. C’est du reste ce qui arriva peu de temps après, lorsque l’évêque de Poitiers se fut rendu compte par lui-même de la bonne édification que cette confrérie pieuse et charitable donnait à toute la ville“.

,. Cette querelle apaisée, d'autres n'avaient pas tardé à surgir.

Au commencement de 1622, un docteur curé de Paris se plaignit, dans une assemblée de Sorbonne, de quelques religieux qui, disait-il, excitaient le peuple à délaisser les paroisses. D’autres dénoncèrent à ce sujet certain livre d’un Cordelier, Emmanuel Rodrigue, contenant plusieurs exagérations touchant les droits des Réguliers. Six mois plus tard, sur Le rapport des commissaires chargés d'examiner l’ouvrage, la Faculté se disposait à le condamner®: mais le D' André Duval, devinant tout le parti que les Richéristes pourraient tirer de la censure, s’y opposa énergiquement. Il pressa l'assemblée de ne rien faire « au mépris et en haine du Pape », si bien qu'on décida de ne point passer outre sans savoir la volonté du roi. Les cardinaux de La Rochefoucauld et de Sourdis jugèrent alors que le plus pressé était d'obliger Îles Richéristes à se démasquer,; on leur demanderait donc de souscrire aux deux articles suivants : « 1° Le Pape, comme pape, peut faire des loix qui obligent en conscience tous et chacun des fidèles chrétiens; — 2° il peut donner des privilèges aux religieux pour

1. Lettres aux PP. Arnoux, Suffren, Lespaulard (Francia et Aquitania, Epist. Gen.).

9, Lettres du P. Général au cardinal de Sourdis, 20 juin 1620 (Gallia, Epist. Gen. ad externos, t. 1613-1672).

3. Lettres au P. Suffren, 25 juillet 1620, au P. Lespaulard, 27 oct. 1620 (Aquitan., Epist. Gen., t. II).

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