‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 79 sur 308 · Cordara, Hist, Soc. Jesu, P. VI, lib. V, n · texte numérisé non relu

Cordara, Hist, Soc. Jesu, P. VI, lib. V, n

5. Lettre du nonce au card. Ludovisio, 8 juin 1622 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 38, fol. 312). — Cf. D'Argentré, Coll. Judiciorum, t. II, P. IL, p. 132, 134.

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entendre les confessions par tous les diocèses!. » Richelieu, proviseur de Sorbonne, s’efforcça en vain d'obtenir de Richer et deses adhérents la signature de ces deux propositions, qui tiennent cependant à l’essence même de la discipline et de la foi. L'ancien syndic prétendit défendre par son refus « l'indépendance de l’autorité souveraine, les libertés et immunités du royaume et la vieille

doctrine de la Sorbonne? ». Il présenta dans ce sens une requête

au Conseil d'État, sans avoir honte de recourir à un tribunal séculier contre l’action de ses supérieurs ecclésiastiques. Et l’on vit un évêque, Jean de Vieux-Pont, le récompenser de son zèle en Jui confiant un canonicat vacant dans la cathédrale de Meaux’. Deux ans après, ce sera toute une assemblée de prélats qui s'emparera des théories de Richer pour leur donner droit de cité en France. D'ici là notons encore quelque manifestation du gallicanisme épiscopal.

En 1623 l'archevêque de Paris, Jean François de Gondi,

voulut défendre à tous les religieux de son diocèse de confes-

ser pendant la Semaine Sainte et l’octave de Pâques. Le nonce et les cardinaux de Sourdis et de La Rochefoucauld, d'accord pour s’élever contre pareïlle interdiction, en référèrent à Rome. Quoique la mesure ne dût être appliquée qu’une seule fois dans l’année, le Saint-Père maintint les droits des FANS IARx: l'archevêque se soumit#.

Quelques mois plus tard, le 16 septembre, Sébastien Zamet, évèque de Langres, défendait aux habitants de Chaumont de se confesser et de communier ailleurs que dans l’église paroissiale, depuis les Rameaux jusqu’à la Quasimodo « sans une permission do du doyen et des chanoines, curez de ladite église’. » Est-il vrai que les Jésuites de Chaumont se

soient to à l'ordonnance épiscopale? Le Mercure fran-

çais l’affirmef; il se trompe. Les Pères du collège ne la connurent que le 24 mars 1624, dimanche de la Passion, où elle fut lue au prône de l'église paroissiale, et dès le jeudi suivant ils firent signifier aux chanoines par un notaire apostolique

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