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leur appel en cour de Rome, déclarant « se maintenir, et leur dit collège, en leurs dits privilèges ».
Dans une supplique . la Sacrée Congrégation, les Jésuites avaient demandé : « 1*Si une fois approuvés pour les confes- ‘sions ils avaient besoin pour les entendre, même celles des infirmes, d’une nouvelle autorisation des curés, dans quelque temps de l'année que ce fût, même dans le temps pascal?
= 2° S'ils pouvaient donner là communion à toute sorte de personnes, aussi en quelque temps que ce fût de l’année, excepté seulement le jour de Pâques? — 3° S'ils étaient tenus ou non d'observer la dite défense de l'évêque de Langres'. »
La sacrée Congrégation répondit, à la première question né re et à la seconde affirmativement, et à La troisième que
« la défense de l'évèque de Langres ne devait point être observée” ».
En agissant comme il avait fait, Sébastien Zamet avait cédé à l’importunité des chanoïnes de Chaumont; cependant il avait laissé les Jésuites confesser au temps de Pâques comme à l’ordinaire*. Dès qu'il eut recu la déclaration de Rome, il s’empressa de révoquer son ordonnance de 1623 par un acte public qui témoïgne assez de son humble soumission au Saint- Fr.
5. L'évêque de Séez, Jacques Camus, dans une circonstance semblable, montra moins de docilité. Nous avons dit, au tome HIT, avec quel peu d’empressèment il avait permis aux Jésuites de s'établir dans la petite ville d’Alencon5. Leur collège était à peine ouvert que, sous l'influence d’un curé de sa ville épiscopale, membre de l’Oratoire 5, il prit contre eux une attitude hostile. Sans dire pourquoi, il leur défendit d’exercer dans leur chapelle aucune des fonctions du ministère, de prêcher, de confesser, de donner la communion, et même, aux jours des fêtes principales, de dire la messe’. En vain le
Acte d'appel des Jésuites (Annales des soi-disans…., t. IN, p. 24, note). Cf.
un. séculaire du collège (Bibl. mun. de Chaumont, ms. 7):
2. Réponse de la Sacrée Congrégation (Le Mercure françois, p. 814, 815).
3. Lettre du P. Général au, P. Armand, 18 août 1624 (Francia, Epist. Gen., LIN
4. eo de l'évêque de Langres, 22 sept. 1624 (Le Mercure françois, p. 814, 815).