‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 83 sur 308 · Garasse, Récit au vray... (Carayon, 0p. Cil., p · texte numérisé non relu

Garasse, Récit au vray... (Carayon, 0p. Cil., p

3. Il s’agit sans doute de Léonor d'Estampes, évêque de Chartres, et dé Gabriel de L'Aubespine, évêque d'Orléans, appelés à jouer un rôle important dans l'assemblée de 1625. :

perceut de la ruse et en jetta le blasme sur le P. Séguiran; s’en vint nous voir à nostre maison professe, pour nous prier d'oster

ceste fantaisie, disoit-il, de l’esprit dudit Père, qui s'atüreroit par

ce moyen la haine de tous les Évêques de France. Séguiran se laissa aller aux prières qu'on lui en fit de dehors, car dedans il

n’en fut jamais importuné par nos Pères. »

L'Assemblée se tint donc à Paris et s’ouvrit au couvent des Grands Augustins, le 23 mai 1625°?. Parmi ses travaux nous ne retiendrons que les discussions relatives à la question des Réguliers et aux affaires de la Compagnie.

La campagne contre les religieux s’ouvrit par l'examen des démélés du D' Louvtre, doyen de Nantes, avec M” René de Rieux, évêque de Saint-Pol-de-Léon, au sujet des Carmélites”. Le docteur, subdélégué des cardinaux de La Valette et de La Rochefoucauld dans l'affaire du Carmel, avait menacé de jeter l’interdit sur la maison épiscopale du prélat, si les Carmélites de Morlaix, réfugiées dans le diocèse de Saint-Pol à cause de la contagion, refusaient de reconnaître M. de Bérulle comme visiteur. L’Assemblée déclara « abusif, nul et de nul effet » tout ce qu'avait fait le doyen de Nantes.

À partir de ce moment il n'y eut presque plus de séance où quelque prélat ne vint récriminer contre telle communauté, telle abbaye, tel religieux de son diocèse. À entendre ces plaintes, on aurait dit l’exécution d’un plan combiné d'avance pour provoquer l'Assemblée à des actes de répression. Pourtant, combien la plupart étaient injustes ou mesquines !

Le 17 juin, Guillaume Le Prestre, évêque de Quimper, porta

une accusation contre les Jésuites de cette ville; mais elle ne fut

discutée que le surlendemain, lorsque l’évèque de Chartres, Léonor d’Estampes, présenta un rapport sur cette affaire. En voici la substance : « Les Jésuites s'étant, en 1620, tumultuairement et par la faveur du peuple, introduits dans la ville de Quimper, auroient disposé le mesme peuple à demander avec importunité audit Seigneur Evesque son consentement pour leur establissement »; et le prélat, « pour éviter quelque désordre, auroit esté contraint de le leur accorder, à condition toutefois que cela ne pourroit apporter aucun préjudice à ses droits ny

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