‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 92 sur 308 · Ibidem · texte numérisé non relu

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d'être. Déjà un exemplaire imprimé de la Déclaration était parvenu à Rome, et Urbain VIII en manifesta tout de suite un très vif mécontentement.

Le 5 novembre notre ambassadeur, M. de Béthune, écrivait au secrétaire d'Etat Phelypeaux : « Vous sçaurez que le Pape m'a faict de grandes plainctes de la Déclaration qui a esté faicte par l'Assemblée du clergé contre les Réguliers, m'ayant dit jusque-là Sa Saincteté que l'Evesque de Spalatro [Marc-Antoine de Dominis] avoit commencé en ceste facon sa désobéissance à l'Eglise. Avant de délibérer sur les abus reprochés aux Reli-

gieux, les prélats devoient en parler au Roy et le supplier d’en

faire escrire à Sa Saincteté; ils devoient observer le respect qui a esté toujours rendu au Saint-Siège, parler au Nonce et lui faire entendre leurs plainetes, devant que d'en donner connaissance au public, comme on à faict. De tout cela Sa Saincteté accuse particulièrement M. Île cardinal de Sourdis. Mayant adjousté à ce que dessus qu'Elle est toute preste, non pas de députer des Italiens pour aller informer dans les diocèses, mais telles personnes que Sa Majesté luy voudra nommer’. »

Les justes réprimandes du Saint-Père durent être aussitôt communiquées aux principaux membres de l’Assemblée : on peut croire qu'elles refroidirent leurs ardeurs gallicanes. Profitant de la circonstance, M* Spada sut manœuvrer avec tant d'à propos que, conformément au désir d'Urbaïin VII, la Déclaration contre les Réguliers resta sans effet. « Mais, écrivait le nonce à Barberini, cette suspension sera-t-elle de longue durée? Je n’en suis pas certain, et j'attendrai d'en être bien assuré pour vous mieux renseigner. J'en dois dire autant d’une censure qu'on vient

‘de décréter contre l'Admonilio ad Regem et qui me paraît indi-

gne d’une si grande Assemblée. Je me demande comment je pourrai y apporter quelque remède?. » Spada faisait allusion à une nouvelle affaire qui nous touche très particulièrement.

49. La censure des libelles anonymes Mysteria politica el Admonitio ad Regem ?, faussement attribués à des Jésuites, ne causa pas moins de soucis aux députés du clergé que leur entreprise contre les Ordres religieux. Les discussions qu’elle souleva

4. Lettre de Béthune à Phelypeaux, 5 décembre 1625 (Bibl. nat., mss. fr., 3677,

9. Lettre de Spada à Barberini, 2 janvier 1626 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia,

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