‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 93 sur 308 · Voir plus haut, chap. J,n.6 et 7, p · texte numérisé non relu

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sur les doctrines romaines furent comme un prélude de la grande bataille qui se livrera bientôt autour du livre du P. Santarelli. Il nous est donc nécessaire d’entrer ici dans quelques détails.

La Faculté de Théologie avait prié l’Assemblée de 1625 de ne pas se dissoudre sans avoir condamné les deux audacieux libelles « vieux restes des doctrines parricides ». Dans la séance du 7 novembre, quelques prélats ayant dénoncé l’Admonitio ad Regem, on chargea aussitôt Léonor d’Estampes de l’examiner. Quelques jours plus tard l’évêque de Chartres en faisait son rapport, et on lui commandait de rédiger une Déclaration et Censure au nom du clergé. À cette nouvelle, Le nonce alla trouver plusieurs évèques dociles à ses conseils et leur demanda que la censure projetée fût conçue en termes très généraux, comme l'avait été celle de la Sorbonne. Maïs une telle réserve ne pouvait plaire au rapporteur : il s’attacha beaucoup moins à censurer les libelles qu’à établir les principes du régalisme. D’après un procès-verbal qu’on devait renier plus tard, son travail, lu en français dans la séance du 29 novembre, y aurait été approuvé, sauf « certains points », et on aurait convié l’auteur « pour donner plus de cours et d’autorité à ladite censure de la vouloir mettre en latin et la faire imprimer! ». :

L'évêque obéit, et sa traduction, peu « rigoureuse » puisqu'il avoue « s'être attaché non pas aux mots mais aux choses », parut imprimée, avec la date du 13 décembre 1625, sous ce titre : Cardinalium, Archiepiscoporum, Episcoporum cæterorumque qui ex Universis Reyni provinciis ecclesiasticis comitiis interfuerunt, de anonymis quibusdam et famosis libellis sententia (Jugement des cardinaux, archevêques, évêques et autres qui se sont trouvés en l’assemblée ecclésiastique de toutes Les provinces du Royaume, sur des libelles diffamatoires sans nom d'auteur)?.

Sans doute le texte de ce Jugement réflétait et résumait les idées que Léonor d'Estampes avait émises dans son rapport du 29 novembre, mais n'ayant pas été soumis à la connaissance de l’Assemblée, celle-ci ne peut être en rigueur tenue responsable de toutes les erreurs qu’il renferme. Et il y en a de fort graves.

Entendons d’abord l’évêque de Chartres nous déclarer « sans fard, sans adulation et médisance, ce que la Religion enseigne touchant l’authorité des Roys ». « IL est donc à scavoir, dit-il,

1. Extraits des procès-verbaux de l'Ass. du clergé. (Annales des soi-disans…., t. LIL, p. 88).

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