‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 100 sur 375 · Perry, p · texte numérisé non relu

Perry, p

2. Etablissement de l’Oratoire à Chalon; tentatives pour obtenir la direction du collège (Archiv. comm., GG, 2, manuscrit contemporain). Cf. Batault, p. 53, note 2; —. L'illustre Orbandale, t. IL, p. 179. Perry, p. 461.

[du collège]; que néantmoingz, au cas que Mondict Seigneur le commande absolument, sadicte volonté sera suivie! ». Condé ne s'attendait pas à cette résistance; telle fut son irritation qu'il quitta immédiatement la ville, disant « qu'on luy avoit fait un affront, non pas aux Pères; mais qu'il scavoit bien le moyen d'en avoir sa raison? ». Le P. Filleau, lui aussi, jugea bon de s'en aller.

Dès le lendemain, nouvelle assemblée pour rechercher le moyen de se remettre en grâces avec le prince et lui donner tout contentement, « heu esgard à la bonne volonté qu'il à tesmoignée à la ville en plusieurs affaires importantes ». Le souci de leurs intérêts détermina sans peine les assistants. « Pour le grand respect et l'honneur qu’ils doibvent à Monseigneur le Prince et à sa seule considération, les Révérends Pères Jésuites seront receus et establis au collège littéral {sic) de la ville pour l’instruction de la jeunesse à la vraye piété et bonnes lettres... Les sieurs Virey, maire, et Joly, premier adjoint, prendront la peine d’aller trouver Son Altesse » et la supplieront d’ «avoir la présente résolution pour agréable et recepvoir le vœu que luy font tous les habitans de leurs très humbles services etobéissance *».

Condé fit bon accueil aux députés et lesfélicita de leur décision“. Maintenant il fallait s'exécuter sans retard. Le 30 décembre une lettre des maire et échevins invitait le P. Provincial à revenir pour s'entendre avec eux sur les clauses da contrat?. Dix-huit mois s’écoulèrent en pourparlers. La ville offrait de donner aux Jésuites les bâtiments du collège avec son revenu, lequel, y compris la prébende préceptoriale, un don de M"° de Germiny, et un autre de M"° Abigaïl Mathieuf, ne dépassait pas seize à dix-sept cents livres. Moyennant cette faible dotation, les Pères seraient tenus de faire six classes, cinq de lettres et une de philosophie, et de procurer un maitre d'écriture pour les tout jeunes enfants. Ils prendraient l’engagement de ne rien demander à la municipalité, sous quelque prétexte que ce fût, pour la nourriture, l’ameublement et l'entretien, « ny obtenir

1. Délibération du 21 décembre 1632 (Archiv. comm., BB, 14, fol. 303-304. Cf, L'Illustre Orbandale, t. IL, p. 185.

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