‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 101 sur 375 · Perry, p · texte numérisé non relu

Perry, p

3. Délibération du 22 décembre 1632 (Archiv. comm., BB, 14, fol. 305-307).

4. Délibération du 29 décembre 1632 (Tbidein, fol. 308 v). as Lettre des maire et échevins au P. Filleau, 30 décembre 1632 (Lugd., Epist.

en., t. II).

6. Sœur de Nicolas Mathieu, femme admirable qui soutenait toutes les bonnes œuvres de son ardente et intelligente charité. Cf. Batault, op. cit., p. 67.

FR US M CS TR a do TIR FONDATION DU COLLÈGE DE CHALON. 147

aucunes choses sur les octrois accordés par Le roi à la dite ville ». Enfin le collège appartiendrait HOrpéce LEE à la province de Lyon.

De telles conditions ne pouvaient convenir au P. Général : aussi défendit-il au P. Filleau d'accepter le collège si on ne les modifait sensiblement. « On croirait, disait-il, que ceux qui les ont proposées n'aiment guère la Compagnie : d’une main ils nous appellent et de l’autre ils nous repoussent?. » L’impression de Vitelleschi était juste. La plupart des députés adjoints aux magistrats pour arranger l'affaire « ne pouvoient quitter l'extrême aversion qu'ils avoient conçeue contre les Jésuites.…., de sorte que le P. Provincial en désespéroit? ». Le prince de Condé pouvait seul par son autoritégriompher de leurs mauvaises dispositions. Sur ses instances on consentit à élever à deux mille livres la rente annuelle et à donner aux Pères une somme de seize mille livres pour leur ameublement#, Vu le nombre des classes, le revenu était encore bien modique, mais on comptait sur la Providence. Le 26 juin 1634, le contrat de fondation fut signé par Henri de Bourbon, prince de Condé, Jacques de Neuchèze, évêque de Chalon, deux chanoines, les PP. Jean Filleau et Hugues Mambrun, le maire, les échevins et les députés de la ville 5. Le jour même le P. Provincial fut mis en possession du collège. Il y appela aussitôt plusieurs religieux pour procéder aux réparations. « Le sieur Mathieu qui les a toujours singulièrement aimez, les reçeut en sa maison avec beaucoup de bonté. Autant que les occupations de sa charge le lui permettoient, il ne bougeoït du collège et estoit toujours avec les ouvriers’. »

La solennité d'ouverture se fit le 18 octobre dans l’église des Minimes, et le lendemain les Pères commencèrent à enseigner. Dès la première année, les gens les plus prévenus contre la Compagnie et qui lui avaient montré le plus d’hostilité changèrent de sentiment quand ils la connurent mieux$. Désormais tous

1. Articles proposés au Révérend Père Jésuite (Lugd., Fund. coll., t. H, n. 89).

2. Lettres du P. Général au P. Filleau, 13 août, 19 novembre 1633 (Lugd., Epist. Gen., t. II).

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