‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 102 sur 375 · Perry, p · texte numérisé non relu

Perry, p

8. Lettres annuelles 1635 (Lugd., Hist. Prov., t. I,.n. 72). Cf. L'illustre Orbandale, t. IT, p. 186.

les habitants rivaliseront de bienveillance à l’égard du collège ; certains d’entre eux, par d’opportunes libéralités, suppléeront à la modicité du revenu. Parmi ces bienfaiteurs nous signalerons l’évêque, Jacques de Neuchèze, qui obtint aux Jésuites quelques subsides des États de Bourgogne, leur abandonna ses livres et légua son cœur à la chapelle!. En 1636 Claude-Enoch Virey, secrétaire du jeune prince de Condé, et en 1637 Claude Robert laissèrent au collège, par testament, leurs bibliothèques composées de manuscrits et de livres précieux. En 1639, Nicolas Mathieu faisait don d’une terre et d’une maison de campagne à proximité de la ville?. Plus tard, les importantes donations de Pierre Floris, conseiller au Parlement de Dijon, et du président Jean Perrault aideront à la restauraton des bâtiments scolaires et à l'achèvement de l’église®.

6. La fondation de Chalon-sur-Saône, portait à quatre le nombre des collèges que la Compagnie dirigeait alors en Bourgogne“. Elle en possédait déjà trois en Auvergne (Billom, Maurillac et Aurillac) quand en 1634, elle s’introduisit à Clermont- Ferrand.

Le chef-lieu actuel du Puy-de-Dôme formait autrefois deux villes distinctes : Clermont et Montferrand, distantes l’une de l’autre « d’une petitelieue ». Cette particularité, source dejalousies réciproques, devait retarder quelque peu l'exécution des bons desseins que formèrent un jour les habitants et les Jésuites.

Pendant longtemps Clermont et Montferrand se contentèrent d'appeler des Pères de Billom pour prêcher l’avent et le carême; puis le désir vint de confier le collège municipal, établi dans Clermont, à une société religieuse dont on appréciait le mérite et les méthodes5. Les supérieurs de la province de Toulouse ne demandaient pas mieux que d'accepter, et, par deux fois, en 1618 eten 1698, ils prirent de sérieuses informations sur cette affaire6 : elle ne parut pas encore müûüre. Il appartiendrait à Louis XIII de la régler définitivement. A l’instigation du maréchal d'Effat, gouverneur d'Auvergne, le roi, par un édit du 3 avril 1630,

1: «Informatio de fundatione et praecipuis benefactoribus » (Lugd., Histor. Prov., ù : an.

. 8. Batault, p. 71, 111.

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