‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 170 sur 375 · Besson, op. cit., p. 93. — Droz, p · texte numérisé non relu

Besson, op. cit., p. 93. — Droz, p

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bouche dans la Franche-Comté, « de venir déposer comme luy pour ledit suppliant, le conviant et l’invitant à ce de tout son cœur », et lui faisant espérer de grands avantages comme fruits de sa complaisance. Thomassin, indigné du procédé, livra ‘la lettre. Thomas se rétracta pour « l’acquit de sa conscience », et justifia de sa présence au testament. Quant à Varenne, on apprit qu’il s'était prévalu dans le protocole du testament de titres usurpés : il n’était pas chanoine, mais sous-diacre; il n'était pas docteur en théologie, mais seulement maitre ès arts. De plus on le mit en contradiction avec lui-même, car äl avait affirmé à Rome, ce qu’il niait à Dôle, sa présence au testament et celle des sept témoins qui l'avaient signé !.

Le procès durait depuis dix ans et ses péripéties avaient divisé l'opinion publique. Le Parlement lui-même était fort partagé ; un conseiller se récusa et il fut résolu que la cause « se vuyderoit à onze juges sans en admettre davantage ? ». Le rapport ne tint pas moins de trois audiences. Enfin, le 21 mai 1640, on conclut par six voix contre cinq à La nullité du testament °. « Le chevalier de Poïctiers, qui fit la pluralité, dit qu'il vouloit tenir pour la noblesse, et le président Boyvin, nonobstant qu'il vit la pluralité faite, dit qu’il vouloit estre jugé de Dieu comme il alloit juger en ce moment »; et il déclara « que le testament estoit fort bon et qu’il devoit valoir en touts ses points # ». Cet avis de Boyvin était fort grave; car il avait hésité à se rallier à la majorité, et n’émit un vote contraire que sur une intime conviction, après examen très approfondi.

Les Jésuites croyant avoir à se plaindre du parti pris de certains magistrats, appelèrent du jugement devant le Conseil de Malines. A Dôle, comptant sur l'excellence de leur cause, ils avaient refusé toutes offres de service; à Malines, ils sollicitèrent les bons offices de leurs amis. Un arrêt du 2 décembre 1642, déclara le testament bon et valable et obligea les Montaigu à se départir des biens qu'ils avaient usurpés5. A leur tour ils en appelèrent au Conseil du roi à Bruxelles, et celui-ci par un arrêt du 17 mars 1643 les déclara non recevables dans leur prétention. Il renouvelèrent leurs instances en 1648 et ne furent pas plus heureux;

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