‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 178 sur 375 · Véritable narré.… Archives de la Vienne, D · texte numérisé non relu

Véritable narré.… Archives de la Vienne, D

-3. Comptes rendus au Parlement, t. VII, P. 53, 113. Cf. Mémoires de la Société

des Antiquaires de l'Ouest, t. XXVHI, p. 277. COMPAGNIE DE JÉSUS. — T. V. 15

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élèves, lors de la visite des collèges, des vacances d'un jour et demi qui désorganisaient les étudesf.

« La fréquence d’icelles, recherchées par les escholiers et autres qui en sollicitoient messieurs les Recteurs, vint, il y à quelques ans, à estre si souvent et importanément réitérée que pour modérer ces excès le collège demanda et obtint de l'Université un décret verbal réglant ledit Recteur à ne pouvoir donner lesdites vacances d’un jour et demy, oultre les ordinaires du collège, qu'une fois de trois mois en trois mois. Cela, comme très- raisonnable, estoit gardé et pratiqué sans bruict ni contention depuis plusieurs années, quand M. Michel Amassard, Recteur de l'Université, contrevenant à l'ordonnance et coustume susdite, ayant déjà donné ces vacances une fois dans le second trimestre de sa charge comme il avoit faict au premier, vint dans ledit second trimestre une seconde fois pour faire vaquer le collège*. »

C'était dans les premiers jours de mai 1633; Amassard, ancien élève de Sainte-Marthe, avait annoncé sa visite par un mandement affiché à la porte du collège. D’après son rapport, les Jésuites s’opposèrent violemment à cette visite : à deux reprises, le lundi et le mardi, 9 et 10 mai, il se présenta et deux fois il fut mal recu; on l'aurait même accablé d'injures et de coups, et on aurait déchiré sa robe rectorale’. D'après le Véritable narré les choses se seraient passées tout autrement. Les Jésuites refusèrent une première fois « avec toutes les courtoisies el excuses possibles » de recevoir la visite du Recteur comme contraire à la pratique habituelle. La seconde fois, Michel Amassard, accompagné de bedeaux et d'un grand nombre de gens armés, se livra à des voies de fait pour empêcher l'exercice des classes, et s'emporta jusqu'à frapper de sa propre main un religieux prêtre. « Deux autres religieux furent blessés et ensanglantés ; tous outragés et la grande porte du collège brisée et enlevée ».

À la requête du procureur de Sa Majesté, le lieutenant criminel fut chargé de prendre des informations sur les violences commises par le Recteur et sa troupe. Voici, entre autres, la déposition que fit, après serment de dire la vérité, un étudiant « aagé de vingt-trois ans, Jehan Benoist, natif de Pommeraye

1. Les Pères de la Compagnie s'en plaignirent plus d’une fois dans les congrégalions provinciales (Acta. congr. prov., 1633-1636).

2, * Véritable narré.…. -

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