Comptes rendus, l. e., note
2. * Véritable narré… et * Mémoire sommaire (Archiv. de la Vienne, D, 196).
études, mais il eût été d'avis de céder sur la question des vacances, afin d'éviter une regrettable querelle!.
Le 11 avril 163%, un arrêt du Conseil cassa et annula les décrets de l’Université, déclara Michel Amassard « indigne d’estre cy après admis aux grands offices et charges », et l’assigna à comparaître en personne audit Conseil « pour être ouï et interrogé sur les faicts délictueux » signalés dans l'information du lieutenant criminel. Le même arrêt supprima l’ancien usage de prendre pour recteurs des jeunes gens n'ayant pas encore terminé leurs études : désormais cette dignité serait confiée à l’un des docteurs catholiques, professeurs de droit?. Mais les docteurs en théologie, en médecine et ès arts réclamèrent, et un nouvel arrêt du Conseil ordonna le 19 mai 1634 que les « Recteurs de l'Université de Poitiers seroient à l'avenir pris du corps des Docteurs Régens des quatre Facultés” ».
Sous le rectorat de M. Levasseur, docteur en théologie, le corps universitaire essaya d'arrêter les poursuites contre l'ex-rectèur Amassard, en consentant à une transaction avec les Jésuites. Grâce à l'intervention de M. de Villemontée qui prit le rôle de conciliateur, il fut convenu : 1° que les Pères de Sainte-Marthe n'étaient tenus à aucune réparation envers l’Université; 2° que le Recteur n'’irait qu'une fois par trimestre au collège pour donner congé aux élèves, en avertissant d'avance le Préfet des classes. Les Jésuites sé désistèrent du procès intenté à M. Amassard*. Sur la requête de l’Université, un arrêt du Conseil, du 5 janvier 1635, annula les précédents, du 11 avril et du 19 mai 1634, et l’on continua d’élire pour Recteurs de jeunes gradués. Depuis cette époque toutes leurs visites se bornèrent « à entrer dans la première classe, à y recevoir Les complimens.… et donner congé? ». Chose digne de remarque; grâce au bon esprit des élèves, la discipline n'eut point à souftrir de tous ces troubles; le P. Général put même féliciter le P. Gilbert Rousseau, Recteur, de la bonne réputation dont jouissait le collège de Sainte-Marthe’.
2. À cet établissement, « un des plus célèbres de la province ».
1. Lettre du P. Vitelleschi au P. A. Bohyre, 8 oct. 1633 (Aquitan., Epist. Gen., t. 11). 2. Extraits des registres du conseil privé, arrêt du 11 avril 1634 (Aquitan., fundat. colles., t. IT, n. 4).