Ménologe, t. 1E, p
3. Abram, Histoire de l'Université de Pont-à-Mousson, p. 541-542.
4. Né le 3 janvier 1597, achève ses études littéraires au collège de Béziers (1613- 1615); entre au noviciat le 8 décembre 1616. Après ses premiers vœux (Cahors, 1618) professeur de grammaire à Billom (1620-1623); fait sa philosophie à Tournon 1623-1625); professeur de troisième au Puy et à Auch (1626-1628); commence à Toulouse sa {héologie et célèbre sa première messe le 26 mai 1630. Envoyé au collège de Pamiers au mois d'octobre 1631 pour y professer la première classe, il revient en 1632 à Toulouse où il fait sa troisième année de probation. Il prononça ses derniers vœux à Montpellier en 1633.
logue des saints, continuera jusqu’à nos jours son œuvre d’apôtre par sa puissante intercession!.
L'année même où mourut Jean-François Régis, le P. Julien Maunoir- était envoyé à Quimper avec l’ordre de se consacrer à l'évangélisation de la Basse-Bretagne. IL avait déjà vécu au collège de cette ville, comme régent de grammaire, de 1630 à 1633 et s’y était livré, par esprit de zèle, à l'étude de la langue bretonne. On sait avec quelle merveilleuse facilité il l’apprit, grâce au secours de la Mère de Dieu?, et combien Notre-Seigneur bénit les catéchismes qu'il fit ensuite au pauvre peuple : « Vingttrois paroisses, dit-il lui-même, changèrent de face et vingt mille âmes apprirent à connaître et à servir Celui qui les avait créées. » Maintenant, ses études théologiques terminées, il venait poursuivre et développer l’œuvre du vénérable Michel Le Nobletz, lequel d’ailleurs avait déclaré plusieurs fois, du haut de la chaire, être le simple précurseur d’un apôtre plus grand que lui. La carrière de Julien Maunoir ne dura pas moins de quarante-trois ans et par conséquent elle sort du cadre qui nous est tracé. Nous dirons seulement qu'on vit renaître, dès le début de son ministère, toutes les merveilles des grands thaumaturges #. Résumant alors les résultats d’une seule année, il écrivait : « Cinquante mille âmes ont appris la doctrine chrétienne et cinq mille pécheurs insignes sont revenus à Dieu”. » Il eut de précieux collaborateurs : au premier rang, celui dont Notre-Seigneur s'était servi pour le déterminer à se consacrer aux missions bretonnes, le P. Pierre Bernard que lui-même, témoin de ses vertus et de ses miracles, osait appeler « un homme divin 6 »; le P. Guillaume Thomas que, malgré son grand âge, ne rebutèrent point les difficultés de la langue bretonne’; le P. François Le Grand que la Providence associa teut jeune encore aux premiers missionnaires et qui travailla surtout à la formation du clergé de Cornouaille, comme le P. Jean Rigoleuc à celle du clergé de Vannes®,
1. Cf. De Curley, Saint Jean-François Régis; — Cros, Saint François Régis, documents nouveaux. ;
2. Après huit jours d’études il put parler une des langues les plus difficiles du monde (Boschet, Vie du P. Maunoir, p. 43).
3. Journal latin du P. Maunoir (Séjourné, Histoire du V. Serviteur de Dieu, Julien Maunoir, t. I, p.41, 42).
4. Litterae annuae 1641, 1642, 1643 (Franciae historia, t. IV, n. IV, 44, 48, 53). Cf. Séjourné, op. cit., passim.