Vie de la M. de Matel, p
9. En 1639 il écrivait d’elle à la marquise de La Flotte, dame d'honneur de la reine : « J'avoue ingénuement qu'ayant gouverné six ans sa conscience et remarqué Sérieusement ce qui se passait en sa vie et ses oraisons, j'ai admiré les lumières que le Verbe Incarné lui a données, et qu'après avoir enseigné la théologie pendant huit ans, je me trouve bien éloigné des lumières de cette fille que j'ai trouvée aussi véritable qu’admirable » (Jbidem, p. 350, note).
3. Ne pas confondre avec le P. Jean Arnoux, confesseur du roi, mort en 1636, qui d'ailleurs lui aussi fut un des soutiens de la M. de Matel. Sur cette fondation de Grenoble, voir Vie, déjà citée, p. 341-390.
4. Litterae annuae 1634 (Lugdun. histor., t. I, n. 69). Cf. Pra, Les Jésuites à Grenoble, p. 77.
du P. Voisin », rapportent les annales du collège, trente-cinq Jeunes filles de la ville « prindrent le voile de novices pour estre désormais Ursulines religieuses soubs la règle de saint Augustin! ».
En 1635, les Pères du collège d'Avignon introduisirent dans cette ville Les Filles de Notre-Dame ?, créant ainsi un nouveau lien entre la Compagnie de Jésus et la famille de la Bienheureuse Jeanne de Lestonnac.
La congrégation des Filles Hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche, fondée, en 1639, par M!° Marie de La Fère et Jérôme Le Royer, ancien élève du collège, fut singulièrement encouragée à ses débuts par les PP. Chauveau, Valogne et Dubreuit. En 1642, le P. Vimont, supérieur de la mission du Canada, écrivit au P. Cellot, recteur de La Flèche, pour obtenir un groupe de ces religieuses. Leur vénérable fondateur, qui avait acquis six ans auparavant l'ile de Montréal, se montrait tout disposé à le satisfaire; mais des événements plus forts que sa volonté empêchèrent l'exécution de son généreux dessein : ce fut seulement en 1659 qu’il put envoyer une colonie d’Hospitalières au Canada.
En 1642, les Religieuses de la Miséricorde s’établirent à Aix, grâce au P. Monnier, procureur du collège, qui obtint l’assentiment de l'archevêque, d’abord opposé à cette fondation 4.
Rappelons enfin que la Compagnie de Saint-Sulpice, en 1641, et la Congrégation de Jésus et de Marie, en 1642, furent fondées par deux anciens élèves des Jésuites : M. Olier et le Bienheureux Père Eudes.
Deux autres fondateurs d'Ordre, saint Pierre Fourier et sainte Jeanne de Chantal, qui avaient toujours eu des rapports intimes avec les Pères de la Compagnie de Jésus, réclamèrent au lit de la mort l’assistance de leur ministère. On connaît déjà les sentiments d'estime et d'affection dont le réformateur des Chanoines
de Saint-Augustin était animé à l'égard de ses anciens maîtres. Se sentant près de mourir, à Gray où il s'était retiré en quittant la Lorraine, il appela le supérieur de la résidence et lui fit une confession générale 5. « Vous me demandez, écrivait le P. Authéleret à un Père de Pont-à-Mousson, des détails sur la mort du