‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 245 sur 375 · Relations. 1635, p. 32. Cf. Creuxius, op. cil.,p · texte numérisé non relu

Relations. 1635, p. 32. Cf. Creuxius, op. cil.,p

L'horloge ou le capitaine du jour, comme ïls l’appelaient, excitait au plus haut point leur admiration. «Ils croyent tous que c’est quelque chose vivante... Quand elle sonne, ils disent qu’elle parle, et demandent, quand ils viennent nous veoir, combien de fois le capitaine à desjà parlé. Ils nous interrogent de son manger. Ils demeurent les heures entières et quelquefois plusieurs afin de la pouvoir ouyr parler. Ils demandoient au commencement ce qu’elle disoit; on leur respondit deux choses qu'ils ont bien retenues : l’une que quand elle sonnoit quatre heures du soir pendant l'hiver, elle disoit : Sortez, allez-vous-en, afin que nous fermions la porte; car aussitôt ils lèvent le siège ets’en vont; — l’autre qu'à midy elle disoit : Sus, dressons la chaudière; et ils ont encore mieux retenu ce langage; car il y a de ces écornifleurs qui ne manquent pas de venir à cette heure-là pour participer à notre sagamité !. »

Les missionnaires réunissaient souvent dans leur cabane les enfants du village. Ils leur apprenaient à faire le signe de la croix, leur enseignaient le Pater, l’Ave, le Credo et les commandements. Après les avoir interrogés sur les instructions précédentes, ils leur en donnaient brièvement de nouvelles, et les renvoyaient avec quelque petit présent. Parfois ils convoquaient chez eux les anciens du village, dépositaires des traditions du pays, et amenaient la conversation sur les principaux points de la doctrine chrétienne. A tout ce qu'on leur expliquait les auditeurs répondaient aimablement : « Très bien » ou « Cela doit être vrai », mais en ajoutant toujours : « C’est bon pour les Francais; nous sommes un autre peuple et nous avons des coutumes différentes?. » Le fruit que les missionnaires recueillirent de leurs travaux la première année se réduisit au baptême de quelques adultes, mais ils eurent la consolation d'assurer le salut éternel à un grand nombre d’enfants en danger de mort”. En 1635 deux nouveaux Jésuites furent envoyés au pays des. Hurons. Ils venaient remplacer les PP. Daniel et Davost descendus. à Québec pour y établir le séminaire des petits sauvages. Trois autres Pères arrivèrent encore à Ihonatiria l’année suivante!. « Mes compagnons dans cette résidence, écrivait Le P. de Brébeuf au P. Général le 20 mai 1637, sont les PP. François Le Mercier,

. Bouillie de blé d'Inde, cuit à l’eau. — Relation, 1635, L. c. . Parkman, op. cil., p.47, 48.

. De Charlevoix, op. cil., t. 1, p. 188.

. Creuxius, op. cûl., p. 169, 171.

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