‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 269 sur 375 · Lavallée, op. cit., p · texte numérisé non relu

Lavallée, op. cit., p

4. Litterae annuae, 1635-1637 (Miss. Const., t. VIIL, n. 109-111).

5. Lettre de M. de Césy au P. Joseph, s. d., placée dans le recueil entre le 4 avril et le 7 septembre 1637 (Bibl. nat., fr. 20983).

remonter grâce à la protection du baiïle de Venise et de l’ambassadeur de Hollande. Le comte de Césy, de son côté, employa tous ses efforts pour rendre vaine toute tentative de réinstallation, mais sans y parvenir. On vit alors, durant plusieurs années, se succéder à peu d'intervalle divers patriarches, selon que devenait prépondérante l'influence de tel ou tel ambassadeur. D'après le récit de Moréri appuyé sur des mémoires du temps, Cyrille Lucar qui occupait le siège de Constantinople en 1635 en fut dépossédé par Cyrille Contari ou Carfila, évêque de Véria, ancienne Bérée. Celui-ci avait commencé ses études sous la conduite d’un moine grec et Les avait terminées sous celle des Jésuites, à leur école de Saint-Benoît !. On le disait favorable à l’église romaine et tout disposé à reconnaitre la suprématie du Pape”. Cyrille Lucar, rétabli en 1636, fut la mème année relégué à Ténédos et rappelé trois mois après. Arrêté vers la fin du mois de juin on l’enferma dans une des tours de la mer Noire, Tiré de sa prison le 7 juillet, par commandement du Grand Seigneur, on le conduisit non loin du château des Sept-Tours, dans un jardin

appelé Squender-Bey, où il périt étranglé ; son corps fut ensuite | jeté à la mer. Cyrille Contari, son successeur, le fit anathématiser dans un synode tenu à Constantinople peu’ de temps après sa mort*.

6. L'année suivante, 1639, M. de La Haye, seigneur de Vantelec, fut désigné comme titulaire de l’ambassade de France à Constantinople. C'était Le frère d’un jésuite, le P. Jacques de La Haye qui répondit en 1643 au livre intitulé Apologie pour l'Université de Parisi. Ses instructions, très détaillées, lui recommandaient l'affaire des dettes de son prédécesseur, la question des Lieux Saints, la protection des chrétiens du Levant, le soin des ecclésiastiques et des religieux, et le maintien du nouveau patriarche.

« Ledit sieur Ambassadeur doit savoir que Le principal sujet de la bonne intelligence que les rois ont establie avec les empereurs ottomans a esté la piété et le zèle qu’ils ont eu pour la conservation du nom Chrestien et de nostre sainte et seule religion, de la quelle plusieurs font profession dans l’étendue de

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