Le Mercure françois, t. XXIII, ann. 1639, p
3. Lettres du P. Martin au P. Général, 20 août 1639, 18 janvier 1641 (Miss. Consf,, t. VILL, n. 195, 137).
4. Cf. De Saint-Priest, op. cif., p. 211. — Flament, 0p. cil., p. 390 et suiv.
sur cette question, le grand vizir se contenta de répondre qu’il les examinerait et ferait prendre des informations à Jérusalem. Il ne cherchait ainsi qu’à gagner du temps, bien décidé à donner raison au plus offrant. Les catholiques parvinrent à peine à réunir une somme de trois mille réaulx. La question des Lieux Saints ne recut pas alors de solution, et tous les efforts que l’on fit depuis échouèrent pendant quarante ans!. Quoi qu’il en soit, le Souverain Pontife et la sacrée Congrégation de la Propagande remercièrent Sa Majesté Très Chrétienne, par l'intermédiaire de Me Mazarini, du zèle avec lequel elle avait poursuivi la resti-
tution *?.
8. Les premières années de l'ambassade de M. de La Haye furent exemptes de troubles. Jusqu'à la fin du règne de Louis XHIT, les Pères Jésuites purent se livrer à leurs ministères sans être inquiétés. En 1639 un violent incendie éclata dans la ville et s'étendit jusqu’au faubourg de Galata. Les flammes, poussées par le vent, menaçaient déjà la résidence de la Compagnie dont elles n'étaient plus séparées que par quelques maisons en bois. C'était la veille de la fête de saint Joseph. Dans ce péril imminent les Pères firent un vœu au saint patriarche et le vent soufflant subitement dans une autre direction les délivra de toute crainte. L'année suivante, la peste exerça de terribles ravages parmi la population de Constantinople. Personne ne fut atteint à Saint- Benoit, mais on dut cesser les classes. Le Père quien était chargé, s'en alla évangéliser les îles où bon nombre de latins avaient cherché un refuge.
La Province de France n'avaient envoyé jusque-là que des prêtres et des frères coadjuteurs dans les missions du Levant. Cependant les scolastiques auraient pu y rendre de grands services. Les PP. Jacques Danjou et Isaac d’Aultry en étaient très persuadés, comme on le voit par les lettres qu’ils adressèrent, le premier en 1641 au P. Jacques Dinet, provincial de France, le second en 1642 au même Père, élu procureur de la Province de
France à Rome.
1. Lettres du baïle Contarini au Sénat, 18 déc. 1638, 10 mars 1640, 25 mai, 13 juin, 9 juillet, 11 août 1641 (Venezia, Arch. di Stato, Disp. di Const., n. 119, fol. 875; — 121, fol. 37, 188, 258, 292, 294, 313).
9. Lettre de Scotti à Barberini, 12 oct. 1640 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 87, fol. 17-20).