‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 277 sur 375 · Narré de la résidence · texte numérisé non relu

Narré de la résidence

2. Ibidem. Cf. Le Mercure françois, t. XVIL, an. 1631, p. 810.

3. Lettre du P. Riondet au P: Assistant, 12 nov. 1631 (Miss. Const., t. III,

4. Lettre de M. de Marcheville au P. du Fons, 3 sept. 1632 (1bid., n. 31).

besace et à quêter leur nourriture; «de quoy le vice-consul se sentant offensé pourvut à leur subsistance! ». Mais il Les contraignit à sortir de son ancienne habitation, leur défendit de « tenir escholle et enseigner? », et ne chercha plus qu’à les mettre tout à fait hors de Smyrne. M. de Marcheville, lassé de ses importunités, lui répondit un jour « qu'il devoit savoir que le roy faisoit plus d'état de la Compagnie que de ses ambassadeurs et de tous les consuls, et qu’ainsi il falloit qu'il nous trouvât un logement convenable ». Cette remontrance ayant fait réfléchir M. Dupuy, il finit par louer une maison où les Jésuites reprirent, sauf la célébration du Saint Sacrifice, leurs travaux apostoliques, avec d'autant plus de succès, que dans tous les milieux on avait été peiné et scandalisé de la conduite tenue à leur égard. « Toutes ces persécutions, remarque un vieux mémoire, ne servirent qu'à faire cognoistre avec plus d'éclat le mérite des vrais amateurs de la croix et prédicateurs de l'Évangile, car les chrestiens de Smyrne, tant Grecs et Arméniens que Français et Italiens, touchés de compassion de voir nos Pères traités de la sorte et craignant d’estre un jour privés de leur assistance, écrivirent de belles lettres en leur faveur à Nostre Saint Père le Pape et à Sa Majesté très chrestienne, et donnèrent des authentiques témoignages de leur vertu et de leur probité*. »

Voici l'attestation des latins, datée du 20 octobre 1632. « Nous, marchands françois et italiens, certifions que dès le temps que les Pères Jésuites sont en cette ville de Smyrne, ils ont toujours travaillé avec bonne édification et assisté avec fruit tous les latins, grecs et arméniens, ce qui fait que nous jugeons leur résidence très utile et nécessaire’. » De son côté l'archevêque de Smyrne, au nom de son clergé et de tous ses fidèles, adressait au roi de France une requête où il disait : « Depuis qu'ils sont entrez dans le dioceze de nostre très sainet Archevesché, [les Jésuites] n’ont jamais cessé d’instruire les chrétiens par leurs prédications dans notre église, d’enseigner aux enfants la doctrine chrétienne, d'inspirer aux uns et aux autres par leurs

1. Précis historique de l'établissement des Jésuites à Smyrne (Archives des Affaires Etrangères, Turquie, corresp., vol. 160, fol. 262-263).

2. Attestation des marchands de Smyrne, 17 février 1632 (Miss. Const:, t. II, n..38).

3: a historique. déjà cité, Litterae annuae 1632 (Miss. Const., t. LEI, n. 87). 4. Briève relation (Carayon, op. cût., p. 164, 166).

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