Relazione della missione
&. Lettre du P. Nacchi au P. Tamburini (Lettres édifiantes. Mémoires du Levant,
s "is.
pour délivrer le P. Queyrot, lequel fut relâché le 8 septembre. Trois jours après, les Jésuites rentrèrent chez eux, avec la permission de réparer tous les dégâts commis dans leur chapelle. Le misérable qui les avait accusés, fut empoisonné par un de ses ennemis. « Sa mort dans son malheureux état causa plus de douleur aux missionnaires que leur délivrance ne leur avait causé de joie!. »
Dans les circonstances difficiles qu'on ou de traverser, ni les Jésuites ni l'ambassadeur n'avaient eu à se louer du consul français d'Alep, M. de Lestrade. En adressant à son gouvernement un récit de toute l'affaire, M. de Marcheville concluait : « Voilà la hardiesse que la lascheté de ce consul donne à ces ministres, ou plus tost le peu d’authorité et de crédit qu'il a?. » Même plainte dans une lettre du P. d’Aultry au P. Général. « Le consul, après avoir donné l’ordre à nos Pères de retourner en France, a prié M. de Marcheville de nous intimer le même commandement. L'ambassadeur lui a répondu qu'il se garderait bien d'agir ainsi
à l'égard des religieux qui sont dans Alep par la grâce et la ue du roi; mais qu’il s'emploierait plutôt à bone de cette ville un homme qui, peu soucieux de sa dignité, ne savait pas imposer le respect. » De fait, à peu de temps de là, M. de Lestrade fut remplacé par M. Bonin.
7. Sousla protection du nouveau consul, plein de bienveillance, les Jésuites d'Alep reprirent Le cours de leurs travaux, s’attachant surtout à l'instruction de la jeunesse; excellent moyen de renouveler l’esprit de la population et de gagner la confiance des familles. Les parents « témoins des peines que Les Pères se donnaient pour l'éducation des enfants, étaient infiniment édifiés de voir
avec quelle bonté, quelle patience et quelle application ces hommes évangéliques leur apprenaient les principes de la doctrine chrétienne. » En 1634 et 1635 la peste sévit dans la cité d'Alep et enleva le F. Fleury Béchesne qui s'était dévoué avec les missionnaires au service des pestiférés. Il donna un si bel exemple durant sa dernière maladie, qu’un honnête marchand, nommé
1. Lettre du P. Maniglier au P. Général, 4 février 1634 (Miss. Censt., t.I, n. 156). Lettres du P. Général au P. d’Aultry, 27 janvier 1634; au P. Maniglier, 24 mars 1634 (Gall. miss., Epist. Gen.). Cf. Rabbath, op. cit., p. 490- 49,
.2. Lettre de M. de Marcheville à X., 23 sept. 1623 (Archiv. des Affaires Étrangères, Turquie, corresp., vol. 4, n. 131. Cf. Rabbath, op. Cil., t. II, p. 483-485.
3. Lettre du P. d'Aultry au P. Général, 25 oct. 1633 (Miss. Const., t. VIII, n. 91).