‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 288 sur 375 · Cf. Fleuriau, op. cil., p · texte numérisé non relu

Cf. Fleuriau, op. cil., p

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bons Pères, et, en reconnaissance de l'obligation dontilse voyait chargé envers eulx, il fist choix de deux de leur maison qu'il mena avec soy dans Paros, pour y establir un D a et y travailler à la gloire de Nostre-Seigneur.

« Or il arriva que ces bons Pères nouveaux venus, ne scachant la langue du païs ny l’un ny l’autre, après avoir demeuré quatre ou eimq jours sur le lieu, se retirèrent à Naxie au couvent de leur Ordre... Cependant Monseigneur l’archevesque voyant que quatre mois s'étoient passez, et [que] l'ordonnance de la Sacrée Congrégation n’estoit point exécutée, ny ces pauvres chrestiens soulagés, selon les ordres qu'il y avoit mis, esmeu du zèle du salut des âmes qui lui ont esté commises de la part de Nostre-Seigneur, il a imploré ent eette occurrence le secours de nostre Compagnie, priant le R. P. Fournier, supérieur de la résidence de Naxie, de donner quelqu'un des siens pour prendré la charge de cette Église de Paros, et servir Nostre-Seigneur au salut de ces pauvres âmes destituées de tous secours, ce que nos Pères ayant accepté

grand faveur, les lettres en furent expédiées et passées en chancellerie, le 22 de février 1641. Et le 24° du mesme mois, jour de sainct Mathias, escheu au dimanche, le sort estant tombé sur moy pour commencer cette nouvelle mission, je pris possession au nom de nostre Compagnie de l’église Saint-George, métropolitaine des Francs, située au chasteau de la ville d’Agoussa el seule du rit latin dans toutte l'enceinte de Fisle. J'ay trouvé, en mon entrée en ce lieu, des Indes nouvelles, et ample matière d’emploïer plusieurs ouvriers !. »

Les fruicts recueillis par le P. Danjou dès la première année furent si abondants, qu'il ne suffisait pas à la peine. Au eommencement de 1642, un second missionnaire fut envoyé pour lui porter secours? 3

10. Un archevèque avait, introduit les Jésuites dans l'ile de Paros; un patriarche les introduisit dans l'antique ville de Damas. Le siège patriarcal d’Antioche venait d'y être transféré. En allant prendre possession de sa nouvelle résidence, le titulaire, nommé Eutimios, voulut emmener avec lui le P. Jérôme Queyrot : il désirait l’avoir comme conseiller et lui confier l'éducation de

1. Lettre du P. Danjou au P. Dinet, 20oct. 1641 (dans Legrand, Relation ms…., déjà cilée, p. 34 et suiv.).

D Lettre du P. Martin au P. Général, 18 janvier 1642 (Miss) Const., {. XI. n. 141).

la jeunesse damascène!. La, parfaite connaissance que le Père avait des langues orientales et des Pères Grecs le rendit très utile au prélat-et à ses diocésains. Pendant qu'il était occupé à des controverses particulières ou publiques, le Frère coadjuteur qui l'avait accompagné faisait le catéchisme aux enfants, emploi dont il s’acquittait fort bien ?. Ils étaient depuis neuf ou dix mois à Damas lorsque Eutimios se vit contraint de quitter la ville, pour se soustraire à une avanie de sept mille écus que les Turcs exigeaient de lui et de sa nation5. Le P. Queyrot dut s'éloigner avec le patriarche et ne revint qu'en 1644, « rappelé parle crédit de ceux qui scavoient combien sa présence étoit nécessaire aux chrétiens *». Plusieurs personnes puissantes essayèrent bien de s'opposer à l'établissement des Pères de la Compagnie, mais Michel Condoleo, maître de l'artillerie du Grand Seigneur, parvint à détourner l'orage. Grâce à lui on put acheter une maison dans un quartier franc qui ne payait aucune contibution. Telles furent les origines de la mission de Damas à laquelle on donna le nom de saint Paul, parce que le P. Queyrot était entré dans la ville la veille de la fète du grand apôtre.

11. Deux autres champs d’apostolat furent ouverts aux Jésuites à l’occasion d’un voyage scientifique projeté par notre ambassadeur. « Son Excellence, écrivait au P. Général le Supérieur des missions du Levant, désirerait que le P. Francois Blézeau accompagnât à Patras et à Athènes le consul de France en Morée. Je suis tout disposé à donner cette autorisation, si on me la demande, non pour rechercher des marbres et des médailles antiques, comme se le propose M. de La Haye, mais pour voir si l'on as Rene quelque mission pour le salut des âmes ?.

Le P. les de le P. René de Saint-Cosme partirent avec le consul, M. de Villère, au mois de juillet 4640. Arrivés à Nauplie, les deux Jésuites n'y manquèrent pas d’occupation. « Outre Passistance qu'ils donnèrent aux consul et marchands français et aux Grecs par les fonctions ordinaires de la Compagnie, ils trouvèrent cinq cents esclaves du rite latin, François, Italiens,

1. Lettre du P. Queyrot au P. Général, 12 sept. 1640 (Miss. Const., t. I, n. 217). Cf. Besson, op. cil., p. 68.

2. Lettre du P. Queyrot au P. Général, 4 août 1641 (Miss. Const., t. I, n. 228).

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