‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 293 sur 375 · Richard, p · texte numérisé non relu

Richard, p

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homme pouvoit tant, il fut contraint d'accepter la charge de vicaire général, par les instantes prières que luy en firent M. Sophiano... et tout son chapitre; laquelle charge il exerca jusques à sa mort, ne manquant jamais d'assister à Leur office ès jours d'obligation, n’estoit qu’il fust fort empesché!. »

Plusieurs religieux auraient à peine suffi à de si nombreux et incessants labeurs. Après deux années d’un fécond apostolat, le P. Fournier mourut, épuisé de fatigue, le 7 juillet 1644. Pour remplacer un tel ouvrier ce ne fut pas trop de deux missionnaires.

Au moment où il disparaissait, les PP. François Rigordi et Jean Amieu se préparaient à fonder de nouvelles missions, l’un à Seide, l’autre à Tripoli; mais ces événements sortent du cadre qui nous est assigné. Nous avions seulement à retracer les quarante premières années des travaux apostoliques de la Compagnie de Jésus dans le Levant. Au terme de cette période, elle avait déjà, croyons-nous, mérité l'éloge que fera d’elle plus tard M. de Saint-Priest, ambassadeur de France près de la Porte Ottomane : « Les Jésuites s’étoient étendus dans toute la Turquie et avoient été fort utiles à la Religion et vivement protégés par nos Roys. Il n’est point de missionnaires qui se soient mieux contenus dans les bornes de leur état?. »

1. Richard, p. 50 — Lettre du P. Fournier au P. Général, 1% mars 1644 (Miss. Const., t. XI, n. 98).

2. « Mémoire politique de l'ambassade du roi à Constantinople pour l’année 1773 » (Archives des Affaires Etrangères, Turquie, corresp., suppl., vol. 19, fol. 81-83).

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