‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 30 sur 375 · Cf. Fagniez, op. cût., p · texte numérisé non relu

Cf. Fagniez, op. cût., p

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LES AFFAIRES RÉLIGIEUSES. 49

ne peut être blâmé d’imiter l'exemple de tous les autres; mais celui-là mériterait des reproches qui, de sa propre aubarités lais-

serait attaquer et violer les privilèges des Ordres Religieux !. »

5. La rivalité entre réguliers et séculiers n'était pas moins vive en Angleterre qu'en France. Elle donna naissance à divers ouvrages qui eurent un grand retentissement et dont quelquesuns furent censurés par l’archevèque de Paris, l’assemblée du clergé et la Sorbonne. De ce fait, la Compagnie de Jésus subit une violente tempête, et nous pouvons d’autant moins la passer sous silence que les calomnies répandues alors contre elle sont encore répétées par les historiens de nos jours. Pour bien comprendre la question, il nous faut reprendre d’un peu haut.

Lorsque les derniers évêques de la communion romaine eurent disparu en Angleterre, les Papes Clément VIII et Paul V, malgré les réclamations des catholiques de ce pays, ne crurent pas opportun de leur accorder un prélat de leur religion ?. Dès lors toute l'administration se trouva entre les mains des prêtres soumis au Souverain Pontife et qui remplissaient les fonctions de pasteurs et de curés. A la fin du xvi° siècle, un archiprêtre fut nommé pour gouverner le clergé; mais il ne devait prendre aucune décision de quelque importance sans avoir au préalable consulté le Saint-Siège et le cardinal protecteur d'Angleterre. Les premiers supérieurs des Ordres Religieux et les recteurs des séminaires avaient sur leurs inférieurs le même pouvoir que l’archiprêtre sur le clergé séculier. Cet état précaire dura plus de vingt ans.

Après la dépositron, en 1607, de Georges Blackwell qui avait, au grand scandale des ae. prêté le serment disease imposé par Jacques [**, les fonctions d’archiprêtre furent exercées par Georges Birkead jusqu'en 1614, et par William Harrison jusqu'en 1621. À la mort de ce dernier, le clergé s’adressa au Pape Grégoire XV pour obtenir la nomination d’un évèque qui avait été jusque-là refusée#. À ce moment, grâce au projet de mariage d’une infante espagnole avec le prince de Galles, les catholiques anglais, longtemps persécutés, commen-

1. Lettre du P. Général au P. Vidal, 28 août 1634 (Aquitan. Epist. Gen., t. Il).

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