‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 320 sur 375 · Vautrey, op. cût., p · texte numérisé non relu

Vautrey, op. cût., p

ee à l’armée française. Un article de la capitulation portait :

« L'évesque, chapitre, comme toutes autres personnes indiffénan tant ecclésiastiques que religieux, .… collège des Pères de la Société... demeureront et seront maintenus en possession paisible de tous estats, droits, réntes et revenus... le tout en prestant serment de fidélité!. » Le collège de la Compagnie de Jésus à Arras appartenait à la province Gallo-Belge. Sa fondation remontait au début du xvn° siècle. Les pourparlers des échevins avec les supérieurs avaient commencé au mois de juin 1599°?, mais ce fut seulement en 1602 et 1603 que se firent les derniers accords. Au lieu de l'immeuble des anciennes écoles trouvé trop petit, la ville en offrit un autre, la maison d'Antoine Lemerchier, avec promesse d’y faire les constructions nécessaires. Les classes ouvrirent le 8 avril 1603. Unie rente de la ville et des legs pieux formaient au début une dotation de trois mille livres. D'autres ressources favorisèrent la prospérité du nouvel établissement. Son principal bienfaiteur fut Don Philippe de Caverel, abbé de Saint-Vaast. Il acheta une vingtaine de maisons voisines et, sur leur emplacement, construisit à ses frais une église et de beaux édifices; en même temps il faisait cadeau d’une forte somme destinée à l’acquisition de rentes qui montèrent à vingt mille florins#. Parmi ses libéralités on cite encore la maison de campagne située à Anzin, les orgues et la chaire de l’église, l’embellissement du réfectoire et de la sacristie#. En mémoire de tant de bienfaits, ses armoiries et celles de l’abbaye de Saïnt-Vaast avaient été placées au frontispice de l’église et à une place d'honneur sur chacun des quatre principaux corps de bâtiment. Dans la suite des temps, grâce à des accroissements successifs, le collège d'Arras deviendra l’un des plus considérables du royaume après ceux de Paris et de La Flèche.

Quand au mois de septembre 1640, le P. Provincial de France en prit possession, le roi permit que les religieux de la province Gallo-Belge y demeurassent, et que le P. Recteur, d’origine flamande, continuât de le gouverner *; on devait cependant leur adjoindre quelques Jésuites français.

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