‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 323 sur 375 · LS · texte numérisé non relu

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Donec felix eris, multos numerabis amicos:; Tempora si fuerint nubila, solus eris.

M. de Cinq-Mars se le fit répéter deux ou trois fois, tant il le trouva à son gré. Puis il écrivit à sa mère pour lui demander deux grâces : la première de payer ses dettes dont il lui envoya

un mémoire ; la seconde de faire prier Dieu pour le repos de

son âme‘.

M. de Thou, après sa confession dans la salle d'audience, aperçut le P. Jean Terrasse, religieux de Saint-François, qui venait lui rappeler un vœu, qu’il avait fait pour sa délivrance, de fonder une chapelle de trois cents livres de rente dans l’église des Cordeliers de Tarascon. Il voulut s'acquitter aussitôt de sa promesse « puisque Dieu, disait-il, le délivrait non seulement d’une prison de pierre, mais encore de la prison de son corps ». Il composa sur-le-champ, pour être mise dans la chapelle, cette belle inscription latine dont la précision et l’élégance témoignent d’une rare tranquillité d’esprit en pareil moment :

: Christo liberatori Votum in carcere pro libertate conceptum Franc. August. Thuanus E carcere vitae jam jam liberandus merito soluit XII septemb. M DC XLII.

IL y ajouta ce verset du psaume 117 : Confitebor tibi, Domine, quoniam exaudisti meet factus es mihi in salutem*?. M. de Thou prit congé du P. Terrasse en se recommandant à ses prières. IL écrivit ensuite deux lettres qu'il ferma en disant : « Voilà la dernière pensée que je veux avoir pour le monde; parlons maintenant du paradis. » Et il reprit ses entretiens spirituels avec le P. Mambrun auquel il se confessa une seconde fois?.

Vers cinq heures du soir, des officiers avertirent le P. Malavalette qu’il était temps de partir. « On nous presse, dit M. de Cinq-Mars, il s’en faut aller. » Et descendant de la chambre il vintrejoindre son ami dans la salle d’audience : « Allons, lui dit-il,

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