Griffet, p. 577. — Archiv.cur., p
3. Archiv. cur., p. 353-355. — A Lyon ce fut un jésuite, le P. Jean Papon, qui prononça l’oraison funèbre (Péricaud, Notes et documents pour servir à l'histoire
de Louis XIII, p. 297). : ë 4. Testament du cardinal de Richelieu (Archiv. cur., p. 361 et suiv.).
Les trois autres, le Testamentum christianum, le Testamentum politicum etle Testament politique. s'adressaient à la postérité. Les deux pièces latines !, qui contiennent sa pensée suprême, ne sont pas de sa main : elles ont été écrites par un jésuite auvergnat, le P. Pierre Labbé. « Dernier miracle de Richelieu, observe Henri Martin, que d’avoir fait définir en quelque sorte la politique nationale de la France par la plume d’un enfant de Loyola ! » Tout porte à croire que le Testamentum politicum était destiné à servir de préface au grand Testament politique. On y trouve des « traits à la façon de Corneille que le P. Pierre Labbé avait peutêtre recueillis de la bouche même du cardinal ? ».
La duchesse d’Aiguillon eut aussi recours à un jésuite, le P. Pierre Le Moyne, pour écrire la vie de son oncle, et elle lui remit les Mémoires de Richelieu. À l’aide de ces documents et de nombreux autres, fournis par « des gens intéressés dans la fortune de ce ministre? », le P. Le Moyne composa une Histoire du règne de Louis XIIL, en trois volumes in-folio, qui n’a jamais vu le jour, mais dont le P. Griffet sut tirer bon parti pour la continuation de l'Histoire de France du P. Daniel #.
4. Au moment où Richelieu mourut, les cendres de Marie de. Médicis ne reposaient pas encore en terre française : il ne l'avait point permis, dans la crainte peut-être que la vue de ce cercueil traversant le royaume ne rappelât ses duretés à l’égard de sa première bienfaitrice, et ne soulevât l’opinion contre lui 5. Le roi, d'autre part, pour ne point le froisser, avait ajourné jusqu'alors une décision que le cœur et la conscience lui dictaient. Débarrassé de toute entrave par la disparition de son ministre, Louis XIII résolut enfin de rendre à sa mère Les derniers devoirs de la piété filiale et de faire transporter son corps en France. Dans toutes les villes, sur le parcours de Cologne à Paris, les restes de la princesse furent reçus avec des marques de sympathie et d'honneur. On les déposa dans la crypte de Saint-Denis le 4 mars 1643. :
Les Jésuites de La Flèche n'avaient pas attendu cette heure
1. Ces deux pièces se trouvent dans Dupleix, op. cüt., t. II, p. 357-368.