Ibidem
4. Ce témoin est l’auteur du Récit véritable. déjà cité. 11 le composa pour réfuter les erreurs du procès-verbal fait par les « juges, maire et corps de ville ». La plupart des historiens de la Sarthe ont suivi ce dernier en l’accompagnant de réflexions peu flatteuses pour les Jésuites. Seul, M. de Montzeÿ leur rend justice : « Il semble,
timents qui se firent jour quand il fallut fixer l’ordre et la marche du cortège. « La première difficulté par entr’eux fut pour les rangs que chascun tiendroit en la procession de ce convoy: Messieurs de la Maison de Ville prétendant aller à costé de Messieurs du Présidial ainsi qu'il se pratique en la procession du Sacre d'Angers. Ce que Messieurs du Présidial ne voulans permettre, il fut résolu que le Père Recteur du collège seroit prié de quitter le dessein de faire porter le poësle par de jeunes seigneurs des plus illustres maisons de France, et de laisser cet honneur à Messieurs le Maire et Eschevins; à quoi il s’accorda volontiers pour les entretenir en paix. |
« Une autre proposition fut que le cœur reposast en l'église Sainct-Thomas devant qu’entrer en celle du collège. A laquelle proposition ledict Recteur a toujours responda que la chose des-
pendoiït purement des ordres que les Pères de Paris auroient
reçeus du Roy, puisque Sa Majesté avoit pris le soing d’ordonner que le corps ne reposast en aucune église depuis Cologne jusques à l’abbaye de Sainct-Denis. Nonobstant cette response, lesdits sieurs de Ville ne laissèrent pas de disposer l’église de leur paroisse à recevoir ce premier honneur, résolus qu'ils estoiént de
l'emporter ou par prière ou autrement,
« Le troisiesme point à vuider fut le rang que les Pères Jésuites du collège tiendroient audit convoy. Messieurs du présidial jugeoient fort à propos de les considérer en cette cérémonie comme faisant le principal corps de la procession, attendu que c'estoit eux qui, par ordre de Sa Majesté, portoient le cœur de la Reine en la personne du P. Le Mairat, et partant qu'ils devoient précéder immédiatement le cœur et marcher conjoinctement avec ledit Père Le Mairat et ceux de sa Compagnie, ainsi qu'il avoit esté pratiqué. lors de la réception du cœur de Henry le Grand... À quoy Monsieur le Curé de la paroisse ne voulant s’accorder, lesdits Pères du collège après avoir envoié prendre l’advis de ceux qui venoient de Paris, se résolurent d'attendre le convoy en leur église sans s'engager au péril des confusions qu'ils prévoyoient pouvoir arriver-en la procession; demeurans au reste d'accord entr'eux que le Père Recteur du collège recevroit à l'entrée de leur dite église le cœur des mains dudit Père Le Mairat et de là le porteroït soubs la chapelle ardente. |
«Enfin, délibérans les moyens d’empescher le désordre que
dit-il, qu'ils ont fait tout leur possible pour accorder leur devoir avec les susCéptibilités locales » (Histoire de La Flèche, % P., p.66).