Cf. De Rochemonteix, op. cüt., t. I, p
2. Dinet, L'idée d'une belle mort ou d'une mort chrestienne dans le récit de la fin heureuse de Louis XIII surnommé le Juste, Paris, de l'Imprimerie royale MDCXLVI. Nous citerons le texte reproduit par Carayon, Doc. inéd., XXIIL, p. 67 et suiv.
3. Mémoire fidèle des choses qui se sont passées à la mort de Louis XIII, par Dubois l'un des valets de chambre de Sa Majesté (Archives curieuses, 2° série, t. V, p..423 et suiv.).
k. Griffet, Histoire du règne de Louis XIII, t. IL, p. 597 et suiv.
quelque bonne opinion qu'en püt avoir toute la Cour, lui qui
sentoit fort bien son mal, en fit tousjours un très mauvais jugement: de sorte qu'après avoir pris la résolution de se tenir prest et de se conformer à tous les desseins de la Providence souveraine, il résolut en mesme temps de mettre ordre aux affaires de sa conscience et de commencer par une confession de toute sa vie. Mais parce que son confesseur qui estoit alors le R. P. Jacques Sirmond, avoit un peu de peyne à ouyr et à parler à cause de son grand âge de plus de quatre-vingts ans, il me fit l'honneur de m'envoyer dire qu'il me substituoit à sa place pour le servir en cette occasion, avec ordre de me préparer pour me rendre auprès de Sa Majesté à Saint-Germain le mercredy de la semaine suivante |. »
Au jour assigné, le 18 mars, le P. Dinet se rendit au vieux chàteau de Saint-Germain, et le lendemain, fête de saint Joseph, le roi fit une confession générale, après s'être éclairé, en présence du cardinal Mazarin et de M. de Noyers, de certains cas de conscience relatifs au gouvernement de l’État?. Le jour de l’Annonciation il communia avec sa ferveur ordinaire et se transporta au château neuf de Saint-Germain où il demeura jusqu’à sa mort.
Malgré son extrême faiblesse qui ne lui permettait de marcher que soutenu dés deux côtés, il assistait tous les jours au conseil où il travaillait avec ses ministres. IL employait le reste -du temps à des entretiens moins sérieux ou encore à la lecture de livres de piété, à la récitation des prières et des offices qu'il avait. lui-même composés. « Et parce que quelques éveschez estoient. vacans, raconte le P. Dinet, et qu'il avoit dessein d’en pourvoir que des hommes qui en fussent dignes, il me chargea d'y penser et d'en communiquer avec des personnes intelligentes et. zélées, jésuites et autres, particulièrement avec le R. P. Vincent de Paul, Général de la Mission, et de luy en fournir une liste où ils seroient mis selon l’ordre de leur suffisance et de leur mériteÿ. » |
Dans les fréquents entretiens qu'ils avaient ensemble, le roi demanda plusieurs fois à son confesseur s'il était content de lui. Un jour qu'il renouvelait la même question, le P. Dinet lui répondit « qu'il agiroit en Roy très chrestien si, pour l'édification et la satisfaction publique, premièrement il déclaroit à tout le-