‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 3)Chapitre 34 sur 375 · Cf. Jager, p. 26. Rapin, p · texte numérisé non relu

Cf. Jager, p. 26. Rapin, p

4. Taunton, p. 413. ) 5. Cordara, op. cit., 1. XII, n. 37. — « Initium et origo controversiae », déjà cité.

liques. Pouvait-on espérer, dirent-ils dans une pétition à leur évêque, que l'autorité civile tolérerait un tribunal où justice serait rendue au nom du Pontife romain, odieux en Angleterre et dont il était défendu de reconnaître publiquement les prérogatives? N’allait-on pas exposer à une perte certaine les prètres et les fidèles, fournir aux prélats hérétiques de nouveaux griefs contre le Saint-Siège f.

Ces craintes ne tardèrent pas à se réaliser. Des lettres relatives à la controverse tombèrent aux mains de la police, et le roi connut ainsi que Richard Smith prétendait rétablir la hiérarchie de l'Église romaine?. Tous les ordres du royaume furent indignés et Charles I* rendit le 2% mars 1628, comme l'avait fait son père, un édit de proscription contre le prélat papiste, menaçant de prison, de confiscation de leurs biens et même de mort quiconque lui obéirait, le recevrait ou lui procurerait quelque secours. Traqué de toutes parts, l'évèque de Chalcédoine chercha en vain un abri chez les ambassadeurs catholiques; il dut s’enfuir et revint en France où Richelieu l’accueilht avec faveur {.

7. Après le départ de l’évêque de Chalcédoine, la paix ne revint pas tout de suite à l’église d'Angleterre si profondément troublée. La question du pastorat continuait d’agiter les esprits. En 1629 le docteur Kellison, président du collège des Anglais à Douai, publia un Traité de la Hiérarchie ecclésiastique dans lequel il ne faisait que reproduire les témoignages des conciles et des Pères en faveur de l’obéissance due aux évêques. Or, personne ne la contestait : les religieux disaient seulement que, vu la position exceptionnelle de l’Église d'Angleterre, l'établissement d’une hiérarchie semblable à celle d’un pays uni dans la foi compromettait la sécurité des catholiques et leur rendait impossibles les pratiques essentielles du culte. Il fallait donc remettre les choses au point. Deux Jésuites s’en

1. « Petitiones factae a praecipuis laïcorum » (Angl. Histor. Prov., IT, f,,358). « Protestatio procerum.. » (Ibidem, f. 360).

Page 1