Cf. Jager, 0p« cûé., p
chargèrent. Le P. Edward Knott!, vice-provincial, publia en anglais, sous le pseudonyme de Nicolas Smith, une Modeste et Courte discussion de quelques propositions du Docteur Kellison. Ce livre était revêtu de l’approbation de deux docteurs réguliers de la Faculté de théologie de Paris : un Augustin, le P. Reverdi, et un Carme, le P. Devaux; il fut depuis traduit en latin et imprimé à Anvers avec l'approbation de plusieurs religieux mendiants. Le clergé d'Angleterre, où l'ouvrage s'était répandu, en tira quelques propositions qu'il envoya à la Faculté de théologie de Paris et à celle de Louvain, afin de connaître leur sentiment sur la doctrine. Au même temps l’on vit paraitre sous le nom de Daniel of Jesu, anagramme du vrai nom de l’auteur, Jean Floyd, jésuite, professeur à Saint-Omer, un autre livre anglais, intitulé Apol/ogie de la conduite du Saïnt- Siège apostolique dans le gouvernement des catholiques pendant la persécution.
Nous savons par les lettres du P. Général que ces deux ouvrages avaient été publiés à son insu?, et aussi que le Pape ayant lu celui du P. Knott n’y trouva rien à blâmer?. L'un et l’autre soutenaient, en remontant aux principes, qu'il y avait des conjonctures très fâcheuses, des temps très difficiles où il était impossible d'établir rien de réglé par rapport à l’observation de la discipline; et qu’en cas de nécessité, comme celui où la présence d’un évêque serait dangereuse, on pouvait dispenser les fidèles du sacrement de confirmation #. Ces maximes furent dénontées par Richard Smith à l'archevêque de Paris. Le 30 janvier 1631, M de Gondi censura la Modeste discussion et l'Apologie comme « contenant des choses fausses, téméraires, perturbatrices de l'ordre hiérarchique, injurieuses à la dignité épiscopale, portant au mépris du sacrement de confirmation … schismatiques et ressentant l’hérésies ».
L'affaire n'en resta pas là. Une assemblée d'évêques qui se tenait alors à Parisi, en prit connaissance et fit comparaître
1. Son vrai nom était Mattews Wilson, mais il était plus connu sous celui de Knott.
2. Lettre du P. Général au P. de Séguiran, 10 mars 1631 (Francia, Epist. Gen., t. V). Du même au P. Binet, 2 août 1631 (Jbidem).